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L’astronaute de l’ISS capture un halo lunaire au-dessus de l’océan Indien

by Sophie Martin

Publié le 26 décembre 2025 à 06h26. Un astronaute à bord de la Station spatiale internationale a capturé une image saisissante d’un halo lunaire au-dessus de l’océan Indien, un phénomène optique rare révélant la beauté subtile de l’atmosphère terrestre.

  • Un astronaute de la Station spatiale internationale (SSI) a photographié un halo lunaire spectaculaire au-dessus de l’océan Indien.
  • Ce halo est créé par la réfraction de la lumière lunaire à travers des cristaux de glace présents dans les couches supérieures de l’atmosphère.
  • La vue unique offerte par l’altitude de la SSI permet d’observer ce phénomène avec une clarté impossible depuis la surface terrestre.

Depuis son poste d’observation situé à environ 320 kilomètres (200 miles marins) au-dessus de la Terre, un astronaute a immortalisé un halo lunaire exceptionnel. La photographie révèle de délicats arcs lumineux se détachant de la courbure bleue de notre planète, flottant dans la fine transition vers l’obscurité de l’espace.

Ce spectacle céleste, bien que d’apparence magique, est en réalité un phénomène optique dû à la présence de cristaux de glace microscopiques dans les couches supérieures de l’atmosphère. Lorsque le clair de lune traverse ces cristaux, la lumière est réfractée, c’est-à-dire déviée de sa trajectoire, créant ainsi un arc ou un anneau lumineux autour de la Lune.

La science derrière les halos lunaires

Sur l’image capturée, le halo apparaît incomplet, sous la forme d’un arc plutôt que d’un cercle parfait. Cela s’explique par le fait que la couche de cristaux de glace n’entoure pas complètement la Lune du point de vue de la caméra de l’astronaute. L’orientation et la forme des cristaux – qu’il s’agisse de plaques ou de colonnes hexagonales – influencent la manière dont la lumière est courbée et diffusée.

L’observation depuis l’orbite terrestre basse offre une perspective unique sur les différentes couches atmosphériques. L’horizon se présente alors comme une succession de strates aux couleurs contrastées : l’orange vif de la troposphère, le blanc pâle de la stratosphère et le bleu foncé des couches supérieures.

Les scientifiques estiment que ce halo lunaire s’est probablement formé dans la mésosphère, une région froide située entre 30 et 54 kilomètres d’altitude. Dans cette couche, la vapeur d’eau peut se condenser en fins cristaux de glace lorsqu’elle entre en contact avec la poussière spatiale. La présence de glace à cette altitude est particulièrement sensible aux variations de température et aux mouvements verticaux de l’atmosphère.

« Cette découverte a modifié notre compréhension antérieure des raisons pour lesquelles les nuages mésosphériques polaires se forment et varient. »

Dr James Russell III, chercheur principal de la mission AIM, NASA, Université de Hampton

Une lune trompeuse

Bien que la Lune apparaisse presque pleine sur la photographie, elle était en réalité en phase de croissant de lune au moment de la prise de vue. Cet effet de « pleine lune » est dû aux réglages d’exposition de la caméra, qui ont éclairé l’ensemble du disque lunaire et amplifié la réflexion de la lumière terrestre sur la face cachée de la Lune, un phénomène connu sous le nom de Earthshine (lueur terrestre).

Les images capturées depuis l’orbite, comme celle-ci, offrent une perspective humaine que les capteurs automatiques ne parviennent souvent pas à saisir. Chaque photographie n’est pas seulement une belle image, mais aussi une observation de terrain aux confins de l’espace, reliant la théorie scientifique à la réalité de nos cieux. (Terre/Z-2)

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