Home MondeL’attaque d’Israël contre le Qatar: l’impact

L’attaque d’Israël contre le Qatar: l’impact

by Clara Dubois

Une frappe israélienne sur la capitale qatarie, Doha, le 9 septembre 2025, et ses répercussions sur Gaza, le Moyen-Orient et l’efficacité des institutions internationales ont été au cœur d’un webinaire organisé par Just World Educational. Des experts ont analysé cet événement comme un tournant potentiel dans la dynamique régionale et la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien.

Lors de cette discussion d’une heure et demie, plusieurs analystes ont souligné l’impunité dont jouit Israël, facilitée par le soutien américain. Craig Mokhiber, ancien haut fonctionnaire des Nations Unies qui a démissionné en signe de protestation contre l’inaction de l’organisation face à la situation à Gaza, a qualifié les États-Unis de « participant enthousiaste au génocide ». Il a également rappelé que l’Assemblée générale des Nations Unies, malgré la paralysie du Conseil de sécurité due au droit de veto américain, conserve le pouvoir d’agir via la procédure « Unir pour la paix », notamment en imposant des sanctions ou en créant un tribunal.

« Si les Américains et les Israéliens sont ivres, c’est d’impunité », a déclaré Mokhiber.

Le docteur Azzam Tamimi a insisté sur le fait que la priorité absolue du Hamas reste la fin de la guerre à Gaza et le retrait israélien. Il a toutefois précisé que le mouvement restait ouvert à des négociations, mais que les actions israéliennes ne laissaient entrevoir aucun intérêt pour la paix. Tamimi a également exprimé son opinion selon laquelle « le sionisme ne peut tout simplement pas être corrigé… c’est une idéologie qui justifie le vol, le meurtre et la tromperie », ajoutant que l’évolution de l’opinion publique mondiale contre le sionisme est un motif d’espoir.

Le docteur Khaled Hroub a décrit le choc ressenti au Qatar suite à l’attaque israélienne, la qualifiant de « trahison d’Israël et des États-Unis envers un allié clé américain ». Il estime qu’Israël agit avec un sentiment de toute-puissance, avec l’approbation tacite des États-Unis, ce qui pousse les élites du Golfe à remettre en question leur dépendance à Washington et à explorer de nouvelles voies pour assurer la sécurité régionale.

Jambon a replacé l’attaque dans un contexte historique plus large, la considérant comme faisant partie d’un « siècle d’agression sioniste et de soutien colonial occidental ». Il a présenté la lutte palestinienne comme « la dernière lutte anticoloniale mondiale », qui trouve un écho dans le monde entier, et a identifié trois défis majeurs pour la région : affirmer la souveraineté arabe, assurer la paix pour tous et définir et contenir le sionisme.

Rick Sterling a mis en lumière les mouvements de contestation qui se développent aux États-Unis, avec des manifestations croissantes contre les politiques israéliennes. Il a également souligné les efforts du lobby pro-israélien pour contrôler l’éducation en assimilant la critique d’Israël à l’antisémitisme. Malgré ces obstacles, il a noté des signes encourageants dans la mobilisation des étudiants, des travailleurs et des artistes qui refusent de se taire.

Plusieurs thèmes clés ont émergé de la discussion : l’impunité d’Israël, rendue possible par la complicité américaine ; les défaillances des institutions internationales ; les défis majeurs auxquels est confrontée la perspective d’une « solution à deux États » en Palestine ; et, surtout, la nécessité urgente de mettre fin au génocide en cours à Gaza.

L’enregistrement complet du webinaire « L’attaque d’Israël contre le Qatar : l’impact » est disponible ici.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.