Publié le 23 décembre 2025 à 07h47 heure locale. Rahul Gandhi, figure de proue du Congrès national indien, a accusé le BJP de vouloir démanteler les fondements constitutionnels de l’Inde, promettant une opposition déterminée pour contrer ce qu’il considère comme une menace pour la démocratie indienne.
- Rahul Gandhi dénonce une tentative du BJP de supprimer les principes d’égalité inscrits dans la Constitution indienne.
- Il affirme que le BJP s’est emparé des institutions du pays pour consolider son pouvoir politique.
- Le chef de l’opposition appelle à une résistance coordonnée pour défendre le système démocratique indien, qu’il considère comme un bien public mondial.
Lors d’une intervention à l’École Hertie de Berlin la semaine dernière, Rahul Gandhi a exprimé sa profonde inquiétude face à la direction prise par le gouvernement actuel. Il a dénoncé une attaque à grande échelle contre le cadre institutionnel indien, visant, selon lui, à instrumentaliser les institutions au profit du BJP.
Dans une vidéo d’une heure diffusée lundi par le Congrès, M. Gandhi a souligné l’importance cruciale de la démocratie indienne, la plus vaste et la plus complexe au monde. Il a insisté sur le fait que toute atteinte à ce système démocratique constitue également une menace pour la démocratie à l’échelle mondiale.
« Ce que le BJP propose essentiellement, c’est l’élimination de la Constitution. L’élimination de l’idée d’égalité entre les États, l’élimination de l’idée d’égalité entre les langues et les religions, l’élimination de l’idée du noyau central de la Constitution, à savoir que chaque individu aura la même valeur. »
Rahul Gandhi, chef de l’opposition de Lok Sabha
M. Gandhi a également mis en garde contre une militarisation croissante des institutions indiennes, soulignant un problème fondamental avec la machine électorale et une capture massive du cadre institutionnel par le parti au pouvoir. Il a affirmé que les institutions ne remplissent plus le rôle qui leur est dévolu.
Il a critiqué le modèle économique du Premier ministre Narendra Modi, estimant qu’il s’agissait d’une reprise des politiques de Manmohan Singh, mais qu’il avait atteint ses limites.
Concernant l’alliance INDE, M. Gandhi a souligné l’unité des partis membres sur la question de l’opposition à l’idéologie du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS). Il a reconnu l’existence de divergences tactiques, mais a insisté sur la détermination de l’opposition à contester les lois proposées par le BJP.
Le chef du Congrès a également pointé du doigt l’utilisation politique des agences d’application de la loi, telles que la Central Bureau of Investigation (CBI) et l’Enforcement Directorate (ED), les accusant d’être transformées en armes contre l’opposition. Il a affirmé que la majorité des affaires intentées par ces agences étaient motivées par des considérations politiques.
Enfin, M. Gandhi a évoqué les élections récentes dans l’Haryana et le Maharashtra, affirmant que le Congrès avait clairement remporté le scrutin dans l’Haryana et contestant l’équité des élections dans le Maharashtra.
Le chef du Congrès était en déplacement en Allemagne la semaine dernière.