Home MondeLe chef de l’opposition hongrois Péter Magyar a incité les électeurs dans son discours du Nouvel An

Le chef de l’opposition hongrois Péter Magyar a incité les électeurs dans son discours du Nouvel An

by Clara Dubois

Publié le 24 février 2024 18:15:00. Le chef de l’opposition hongroise, Péter Magyar, dénonce un système corrompu et promet une rupture profonde si son parti, Tisza, remporte les prochaines élections, tout en alertant sur une campagne électorale qu’il juge particulièrement violente.

  • Péter Magyar accuse le parti au pouvoir d’avoir dilapidé les ressources du pays et dénonce une corruption généralisée.
  • Son parti, Tisza, propose un programme économique axé sur la baisse des impôts, l’augmentation des retraites et le soutien aux familles.
  • Magyar met en garde contre toute tentative de manipulation du scrutin et menace de conséquences sévères pour ceux qui s’opposeraient à la volonté populaire.

Dans une déclaration publiée sur Facebook, Péter Magyar a fustigé le bilan du parti au pouvoir, dénonçant un enrichissement personnel de ses dirigeants. Il a dépeint un tableau sombre de la situation actuelle, affirmant :

« Châteaux, domaines, yachts, avions privés volés, tel est leur monde aujourd’hui. »

Péter Magyar, chef du parti Tisza

Magyar estime que le gouvernement a perdu la confiance du peuple et que la Hongrie est confrontée à l’une des campagnes électorales les plus agressives depuis la chute du régime communiste en 1989.

Le programme de Tisza, présenté comme une alternative radicale, promet des mesures économiques ambitieuses. Le parti s’engage à réduire l’inflation, à relancer l’économie, à maîtriser la dette publique et à investir massivement dans la santé et l’éducation. Magyar a également promis de mettre fin à la corruption et à la rhétorique de la haine, et de renforcer la position de la Hongrie au sein de l’Union européenne.

« Nous demandons la confiance pour renforcer également la position de la Hongrie dans l’Union européenne. »

Péter Magyar, chef du parti Tisza

Allant plus loin dans ses accusations, Magyar a averti que quiconque tenterait de contrecarrer la volonté du peuple hongrois, qu’il s’agisse du président de la République, d’un membre des services de renseignement ou d’un juge constitutionnel, serait considéré comme participant à un coup d’État constitutionnel et devrait s’attendre à des sanctions sévères. Il a également dénoncé les tentatives de sabotage visant à semer la panique à l’approche des élections.

Les derniers sondages d’opinion confirment la montée en puissance de Tisza. Une enquête réalisée en décembre par le 21 Research Center attribue 34 pour cent des intentions de vote au parti de Magyar, contre 26 pour cent au Fidesz. Un sondage antérieur, mené en novembre par l’agence Median, faisait état d’un écart encore plus important, avec 38 pour cent pour Tisza et 33 pour cent pour le Fidesz.

Le système électoral hongrois est un système mixte : sur les 199 sièges au Parlement, 106 sont attribués dans des circonscriptions uninominales et 93 sont répartis entre les partis en fonction de leurs scores nationaux.

You may also like

Leave a Comment