Publié le 14 décembre 2025 à 23h10. José Antonio Kast, figure de la droite radicale chilienne, a remporté l’élection présidentielle, marquant un tournant politique majeur pour le pays après quatre années de gouvernement de gauche.
- José Antonio Kast a obtenu 58,2 % des voix face à Jeannette Jara, candidate du Parti communiste (41,8 %).
- Il s’agit de la troisième tentative réussie de M. Kast pour accéder à la présidence.
- Le président argentin Javier Milei a salué une victoire qui, selon lui, renforce les idées de liberté dans la région.
Le Chili bascule à droite après avoir été gouverné par Gabriel Boric, un président de gauche. Cette élection consacre une première dans l’histoire démocratique du pays : l’arrivée au pouvoir d’un chef d’État ouvertement classé à l’extrême droite. Les résultats définitifs, basés sur le comptage de 99,93 % des voix, confirment la victoire de José Antonio Kast, leader du Parti républicain chilien.
Sa rivale, Jeannette Jara, candidate du large front de gauche « Unité pour le Chili », a reconnu sa défaite sur le réseau social X. Elle a déclaré :
« La démocratie s’est exprimée avec force et clarté. Je viens de m’entretenir avec le président élu José Antonio Kast et je lui souhaite du succès et tout le meilleur pour le Chili. »
Jeannette Jara Román
Dans son discours à la nation, le président sortant Gabriel Boric a souligné l’importance de préserver les acquis sociaux du pays. Il a mis en garde contre toute remise en question des avancées en matière de retraites, d’accès à l’enseignement supérieur, de durée du travail (40 heures), des droits des femmes et des libertés individuelles.
L’investiture de José Antonio Kast est prévue pour le 11 mars 2026. Il avait déjà tenté de remporter l’élection présidentielle à deux reprises. Sa campagne s’est notamment articulée autour de la lutte contre la criminalité et de la promesse d’expulser des milliers d’immigrés en situation irrégulière, dont une part importante sont des Vénézuéliens.
La victoire de Kast a suscité une réaction immédiate de la part du président argentin Javier Milei, qui a exprimé sur X « une immense joie » face au « triomphe convaincant » de son « ami ». Il a également affirmé que cette élection constituait « un pas en avant dans notre région dans la défense de la vie, de la liberté et de la propriété privée », et a exprimé son souhait de voir l’Amérique latine embrasser les idées de liberté et se libérer du « joug oppressif du socialisme du 21e siècle ».
Au premier tour de l’élection présidentielle, Jeannette Jara était arrivée en tête avec 26,85 % des voix, suivie de José Antonio Kast avec 23,93 %. Les sondages avaient toutefois anticipé un renversement de situation au second tour, ce qui s’est avéré exact.
À lire aussi
