Washington D.C. se retrouve une fois de plus au cœur d’une bataille politique avec le Congrès américain, alors que les Républicains de la Chambre des représentants tentent de limiter l’autonomie de la capitale en invalidant des lois locales sur la sécurité publique.
Deux projets de loi, approuvés lundi par la commission des règles de la Chambre, visent à modifier en profondeur le système judiciaire et les pratiques policières du District de Columbia. L’un d’eux rétablirait la caution en espèces pour les personnes accusées en attente de procès, une pratique abolie à Washington en 1992. L’autre annulerait certaines dispositions de la loi sur la réforme de la police, notamment en ce qui concerne la discipline des agents et l’accès aux images de leurs caméras-pièces.
La maire Muriel Bowser, le président du conseil de D.C. Phil Mendelson et le procureur général Brian Schwalb ont réagi vivement à ces initiatives, dénonçant une ingérence fédérale inacceptable. Dans un communiqué commun, ils ont déclaré : « Ces projets de loi constituent un affront à l’autonomie locale et aux principes de démocratie et d’autonomie locale sur lesquels ce pays a été fondé. » Ils soulignent que les plus de 700 000 habitants du District, contribuant par leurs impôts et participant à la défense du pays, méritent le même droit que tous les Américains à élire des représentants locaux capables de définir les politiques qui les concernent.
« Nous exhortons les membres du Congrès à rejeter cette ingérence fédérale sans précédent et à voter contre ces projets de loi », ont-ils ajouté.
Ces projets de loi pourraient être soumis au vote de l’ensemble de la Chambre des représentants dès cette semaine. L’ancien président Donald Trump avait déjà exprimé son souhait de voir une interdiction nationale de la caution sans espèces.
