Home MondeLe Conseil d’État ordonne à Petro de se rétracter pour appeler le président de Keralty “Criminal”

Le Conseil d’État ordonne à Petro de se rétracter pour appeler le président de Keralty “Criminal”

by Clara Dubois

Publié le 29 septembre 2023 16:28:00. Le Conseil d’État a enjoint au président colombien Gustavo Petro de se rétracter concernant des accusations portées contre Joseba Grajales Jiménez, président de la société Keralty, après que le chef d’État l’ait publiquement qualifié de « criminel ».

  • Le Conseil d’État a donné raison à Joseba Grajales Jiménez dans sa demande de protection de son honneur et de sa réputation.
  • La décision fait suite à des déclarations incendiaires du président Petro accusant M. Grajales de financer illégalement des campagnes politiques.
  • Keralty dénonce une campagne de persécution « inexplicable et persistante » de la part du gouvernement actuel.

Le Conseil d’État a estimé que les termes utilisés par le président Petro, notamment les qualifications de « criminel » et de « crime », manquaient de justification factuelle précise. La haute juridiction a souligné que les opinions des autorités, en particulier celles d’un chef d’État, doivent reposer sur une base solide de vérification des faits.

L’affaire remonte à juillet dernier, lorsque Gustavo Petro, lors d’une allocution publique, avait violemment attaqué Joseba Grajales Jiménez. Il avait alors affirmé :

« Il est interdit que dans une entreprise comme Keralty paie les politiciens, le politicien qui reçoit cet argent est un criminel, il attaque la vie de la Colombie, et le propriétaire de Keralty est un criminel en Colombie. Il doit partir car ici il est interdit de financer des campagnes avec de l’argent étranger. »

Gustavo Petro, Président de la Colombie

Joseba Grajales Jiménez, président de Keralty, qui inclut l’EPS Sanitas, avait alors déposé une requête auprès du Conseil d’État pour violation de son droit à l’honneur, à la bonne réputation et à la présomption d’innocence.

Dans un communiqué, Keralty a dénoncé une persécution qui dure depuis plus de trois ans. L’entreprise affirme que cette situation a atteint un point critique avec les récentes déclarations du président Petro, qu’elle juge non seulement infondées, mais également une violation flagrante de ses droits fondamentaux. Keralty insiste sur le fait que ses actions ont toujours été guidées par le respect de la loi et de l’éthique.

L’entreprise a également souligné l’intégrité et l’engagement de ses collaborateurs, affirmant qu’ils continuent à travailler avec conviction malgré un environnement défavorable.

« Aucune campagne de discrédit ne pourra détourner notre objectif supérieur : prendre soin de l’humanité et construire vraiment bien pour des millions de personnes dans le monde qui déposent leur confiance et celle de leurs familles en nous. »

Keralty, communiqué de presse

Le Conseil d’État a précisé que l’utilisation des termes « criminel » et « crime » par le président Petro n’était pas justifiée par une indication concrète des circonstances de temps, de lieu et de mode de commission d’une infraction présumée, ni par une décision judiciaire ou administrative confirmant un financement illégal de campagnes politiques par M. Grajales Jiménez.

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