Publié le 7 novembre 2025 à 16h50. Le Conseil électoral néerlandais a critiqué la lenteur de certains comptages de voix, notamment à Amsterdam, tout en défendant la transparence du processus de dépouillement après des allégations de fraude. Les résultats définitifs confirment la domination du D66, tandis que plusieurs nouveaux députés doivent leur siège à une campagne en faveur du vote féminin.
- Le président du Conseil électoral, Wim Kuijken, a pointé du doigt les retards dans la publication des résultats à Amsterdam.
- Des allégations de falsification des résultats ont été écartées par le Conseil électoral, qui a souligné la rigueur du processus de dépouillement.
- Cinq nouveaux députés, majoritairement des femmes, ont été élus grâce à un vote préférentiel et à une campagne axée sur la représentation féminine.
Wim Kuijken, président du Conseil électoral, a exprimé son mécontentement face à la gestion du dépouillement dans certaines municipalités. Amsterdam a été particulièrement visée pour sa lenteur à communiquer les résultats par bureau de vote. « Les choses peuvent vraiment être améliorées dans certaines communes », a-t-il déclaré, précisant que la capitale était en retard « hier encore ».
Ces critiques interviennent dans un contexte de tensions politiques, notamment après que Geert Wilders, leader du Parti pour la Liberté (PVV), a soulevé des doutes sur l’intégrité du scrutin. M. Kuijken a fermement défendu le processus de dépouillement, assurant qu’il est « entouré de nombreuses garanties et contrôles » et qu’il est « transparent ».
Au niveau national, les résultats définitifs n’ont pas apporté de surprises majeures. Le D66 reste le parti le plus important avec près de 30 000 voix. En revanche, le Nouveau Social-Libéral (NSC) a subi un revers, disparaissant complètement de la Chambre des représentants, obtenant même moins de voix que le parti Bij1, également non représenté. Au sein du NSC, une particularité a été observée : Tofik Dibi, le chef du parti, n’a pas recueilli le plus grand nombre de voix préférentielles, devancé par sa numéro deux, Naomi Tuininga, qui a obtenu quelques centaines de voix supplémentaires.
La campagne « Votez pour une femme » a eu un impact significatif sur la composition de la nouvelle Chambre. Au total, cinq nouveaux députés (quatre du GL/PvdA et un du D66) ont été élus grâce au vote préférentiel, illustrant une volonté de renforcer la représentation féminine au Parlement. Cette dynamique a parfois suscité des frustrations au sein des partis, certains membres ayant été éclipsés par des candidates ayant bénéficié de cette campagne.
Par ailleurs, la situation politique reste incertaine. Yesilgöz, la dirigeante du VVD, maintient son opposition à une coalition avec le GL/PvdA, mais le négociateur Koolmees se dit ouvert à toutes les options. Wimar Bolhuis, candidat du GL/PvdA, avait démissionné de son emploi en prévision d’un siège au Parlement, mais n’a finalement pas été élu en raison du vote massif en faveur des femmes.
