Publié le 13 octobre 2025 22:31:00. Le SUA Agen, après un début de saison en Pro D2 marqué par des surprises et des remises en question, attend le verdict d’un second bloc de matchs décisif pour définir ses ambitions. Le président Jean-François Fonteneau se montre prudent, tout en soulignant la renaissance de l’équipe sous l’impulsion de Mauricio Reggiardo.
- Le SUA affiche un bilan positif après six journées de Pro D2, avec six points d’avance au classement.
- Le retour de Mauricio Reggiardo a insufflé une nouvelle dynamique à l’équipe, qui a enchaîné quatre victoires consécutives.
- Le club agenois doit faire face à une vague de blessures, mais a su intégrer de jeunes joueurs prometteurs.
Après une saison passée en retrait, Jean-François Fonteneau retrouve l’enthousiasme avec le retour de son binôme, Mauricio Reggiardo. Leur collaboration, forte de six années d’entente, se traduit par des échanges quotidiens et une vision commune pour l’avenir du club. Le président agenais reste toutefois mesuré quant aux objectifs à court terme, préférant attendre l’issue du prochain bloc de matchs pour évaluer le potentiel réel de l’équipe.
Le premier bloc de la saison a été globalement positif pour le SUA, qui se positionne actuellement à la cinquième place du classement. « On aurait signé des deux mains si on nous avait dit qu’on serait à + 6 au classement britannique après six journées », confie Jean-François Fonteneau. La lourde défaite inaugurale à Nevers (54-17), bien que difficile, a servi de prise de conscience à l’équipe, exacerbée par une semaine de préparation compliquée par une épidémie de gastro-entérite et un accident impliquant le fils du manager, Bernard Reggiardo.
L’enchaînement de quatre victoires a surpris, mais ne dément pas les attentes du président. « J’ai été agréablement surpris, mais pas complètement parce qu’on avait quand même 80 % de nos joueurs qui étaient en capacité, peut-être pas de jouer les premiers rôles, mais d’exister en Pro D2 », explique-t-il. Ces succès sont d’autant plus significatifs qu’ils font suite à des choix audacieux, notamment l’éviction de Sébastien Calvet et d’Adel Fellah, qui avaient suscité de vives critiques. « J’ai pris des risques à tous les niveaux, j’ai été extrêmement critiqué, j’ai entendu de tout… Ça n’a pas été facile à assumer. Mais je suis quelqu’un qui assume, qui ne lâche pas », affirme Jean-François Fonteneau.
L’influence de Mauricio Reggiardo et de Guillaume Jan sur le jeu du SUA est indéniable. « C’est une satisfaction, bien sûr. On connaissait déjà Mauricio (Reggiardo). Et je pense que Guillaume (Jan) est vraiment un très bon technicien », souligne le président. Il tempère toutefois, reconnaissant que des erreurs sont possibles et que l’équipe reste fragile, comme l’a démontré le match frustrant à Colomiers (31-5). « Les choses, pour l’instant, sont rangées à leur place. Après, ce sont des édifices fragiles et j’espère que ça va aussi nous faire revenir un peu de public, c’est important », ajoute-t-il.
Le manque de soutien populaire à Armandie est une source de préoccupation. Avec une moyenne de 5 529 spectateurs, le club espère retrouver son public. « L’équipe a quand même des résultats très corrects et elle a besoin de soutien », insiste Jean-François Fonteneau. Il se souvient des critiques acerbes reçues par le passé :
« J’ai reçu des messages de gens qui me disaient que j’étais un peintre et que j’avais une équipe de chèvres »
Jean-François Fonteneau, président du SUA
Il espère que les bonnes performances actuelles inciteront les supporters à revenir encourager l’équipe.
La succession de blessures est un autre défi pour le SUA. « C’est sûr que ces blessures sont préjudiciables », reconnaît le président. Cependant, ces absences ont permis de donner leur chance à de jeunes joueurs prometteurs tels que Lucchini, Cummins, Sérieyssol et Mathias Jean, qui s’est imposé comme un titulaire potentiel. « Ces blessures, c’est finalement peut-être un mal pour un bien, avec 37 joueurs utilisés au total », conclut-il.
La réception de Brive, vendredi à 21 heures, est un match crucial pour confirmer le retour du SUA au premier plan. « Tous les matchs sont cruciaux, mais celui-là est capital », affirme Jean-François Fonteneau. Il souligne l’importance de ce match pour affirmer les ambitions du club et envoyer un message fort à ses adversaires. Mauricio Reggiardo, fidèle à sa philosophie, préfère ne pas fixer d’objectifs précis avant la fin du second bloc de matchs, qui sera déterminant pour l’avenir du SUA. « On est surtout dans l’humilité à mort ! »
À ne pas manquer
