Plus de 10 000 immigrants en situation irrégulière, dont des individus soupçonnés de crimes graves comme le meurtre, le viol et l’enlèvement, ont été interpellés à Los Angeles depuis le lancement d’une opération fédérale en juin. Cette répression s’inscrit dans une stratégie nationale visant à cibler les étrangers criminels les plus dangereux.
À retenir
- Plus de 10 000 interpellations d’immigrants en situation irrégulière ont eu lieu à Los Angeles en six mois.
- Les personnes arrêtées sont soupçonnées de crimes graves, notamment des homicides, des agressions sexuelles et des enlèvements.
- Les autorités californiennes ont réagi en proposant des mesures pour limiter les opérations de l’ICE, notamment en interdisant le port de masques aux agents.
Contexte
Le département de la Sécurité intérieure (DHS) des États-Unis a annoncé le bilan de cette opération jeudi. L’opération vise à éliminer ce que le gouvernement fédéral qualifie de « pires des pires » parmi les immigrants sans papiers à travers le pays. Parmi les individus interpellés figurent Ambartsoum Pogosium, un ressortissant arménien accusé d’enlèvement, d’homicide et de fraude, ainsi que René Reyes-Miranda, un Cubain suspecté d’agression sexuelle sur un enfant et de violation de son contrôle judiciaire.
Los Angeles, considérée comme une ville sanctuaire en vertu de la loi californienne, a récemment adopté des mesures pour répondre à l’intensification des opérations de l’ICE. Une législation est en cours d’examen qui interdirait aux agents de porter des masques, une initiative dénoncée par certains comme une tentative d’entraver les arrestations légales d’étrangers criminels en situation irrégulière.
Ce qui change
Le DHS affirme que ses agents sont confrontés à une augmentation significative des agressions et des menaces de mort. Selon le secrétaire adjoint du DHS, Tricia McLaughlin, les agents ont vu les agressions augmenter de 1 150 % et les menaces de mort de 8 000 %. Elle accuse les politiques des villes sanctuaires de faciliter le travail des « extrémistes politiques violents » qui ciblent les forces de l’ordre.
Le DHS a publié les noms de dix individus considérés comme les « pires des pires », accusés de crimes graves tels que le viol, les voies de fait graves, le détournement de voiture à main armée, l’homicide et l’agression sexuelle sur un enfant. Juan Carlos Tamayo, un Mexicain, est notamment accusé d’homicide et de tentative de meurtre.
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a critiqué les opérations de l’ICE, les qualifiant de « campagne de chaos » et dénonçant des violations des droits constitutionnels et une discrimination fondée sur la couleur de peau et la langue.
Prochaines étapes
Le DHS indique qu’il continuera à cibler les immigrants en situation irrégulière soupçonnés de crimes graves. La tension entre les autorités fédérales et les villes sanctuaires, comme Los Angeles, devrait persister, avec des débats sur les limites de la coopération en matière d’application de la loi et la protection des droits des immigrants.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d’arrestations à Los Angeles (juin-décembre) | Plus de 10 000 |
| Augmentation des agressions contre les agents de l’ICE | +1 150 % |
| Augmentation des menaces de mort contre les agents de l’ICE | +8 000 % |
Sources
Département de la Sécurité intérieure (DHS) des États-Unis.
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