Publié le 24 septembre 2023. Face à une recrudescence des signalements concernant les moustiques, les autorités sanitaires surinamaises rappellent l’importance de l’élimination des foyers de reproduction et mettent en garde contre une utilisation excessive de pesticides, susceptible de favoriser la résistance des insectes.
- Une augmentation des plaintes concernant le nombre de moustiques a été enregistrée.
- Le Bureau de la santé publique (BOG) privilégie l’inspection et l’élimination des gîtes larvaires avant toute pulvérisation.
- Une utilisation intensive et répétée des mêmes produits chimiques peut rendre les moustiques résistants.
Le directeur du Bureau de la santé publique (BOG), Radjesh Orie, a fait état d’une hausse des signalements concernant la prolifération des moustiques, notamment avec l’arrivée de la saison des pluies. Il a cependant souligné que la réponse ne se limite pas à une simple pulvérisation.
« Les objets retenant l’eau sont des nids à moustiques et doivent être nettoyés régulièrement. Même un simple bouchon de bouteille en plastique peut devenir un terrain fertile pour les larves », a expliqué M. Orie au Suriname Herald. « Nous avons pu observer, lors de démonstrations, la quantité impressionnante de larves qu’un seul bouchon peut contenir. C’est pourquoi nous insistons auprès de la population pour qu’elle ne les jette pas négligemment, car ils retiennent l’eau. »
M. Orie a rappelé que la période des pluies favorise naturellement la reproduction des moustiques en créant davantage de zones humides. Il est donc crucial de veiller à l’absence de flaques d’eau stagnantes.
Le BOG insiste sur le fait que des pulvérisations massives et systématiques ne sont pas recommandées. L’utilisation répétée des mêmes insecticides peut entraîner une résistance chez les moustiques, réduisant ainsi leur efficacité. Des tests réguliers sont effectués en laboratoire pour identifier les produits les plus performants. Des moustiques sont élevés dans les locaux du BOG afin de tester différents produits chimiques et d’évaluer leur action.
« Lorsqu’un produit chimique est utilisé de manière intensive, les moustiques finissent par y développer une résistance. C’est pourquoi la pulvérisation ne peut pas être effectuée de manière aléatoire et continue. Plus on utilise souvent les mêmes produits chimiques, plus il est probable que les moustiques ne soient plus affectés. »
Radjesh Orie, directeur du Bureau de la santé publique (BOG)
Récemment, une opération de nettoyage ciblée a été menée à Apoera, une région ayant connu une épidémie de dengue, afin d’éliminer les gîtes larvaires.