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Le discours du président Lee sur le budget de 728 000 milliards le 4… s’affrontent entre « l’investissement futur » et le « festin de la dette »

by Amélie Bernard

Publié le 3 novembre 2025 à 14h53. L’Assemblée nationale coréenne s’apprête à examiner le premier budget de l’administration Lee Jae-myung, un plan ambitieux de 728 000 milliards de wons (environ 530 milliards d’euros) qui suscite déjà de vives tensions entre majorité et opposition.

  • Le président Lee Jae-myung défend un budget axé sur la relance économique et le soutien aux populations.
  • L’opposition dénonce un « festin de la dette » et menace de bloquer les dépenses jugées superflues.
  • Un débat budgétaire houleux s’annonce à l’Assemblée nationale, avec des enjeux politiques importants à l’approche des élections locales.

Le discours du président Lee Jae-myung devant l’Assemblée nationale, prévu le 4 novembre, devrait détailler les priorités budgétaires de son gouvernement pour 2026. Le projet de loi budgétaire, qui s’élève à 728 000 milliards de wons (environ 530 milliards d’euros), représente une augmentation de 8,1 % par rapport à l’année précédente (673 000 milliards de wons, soit environ 490 milliards d’euros). L’exécutif met l’accent sur la nécessité d’investir massivement pour stimuler la croissance et améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.

Au cœur des discussions figurent deux initiatives phares, surnommées « projets Lee Jae-myung » : un chèque-cadeau local (monnaie locale) doté d’un budget de 24 000 milliards de wons (environ 17,5 milliards d’euros) et un fonds national pour la croissance. Le gouvernement espère obtenir le soutien de l’opposition pour ces mesures, présentées comme des leviers essentiels pour la relance économique.

Cependant, l’opposition, menée par le Parti du pouvoir du peuple, se montre très critique. Son porte-parole, Park Seong-hoon, a qualifié le projet budgétaire de « festin de la dette », prévenant que son parti ne céderait sur aucun point concernant les dépenses destinées aux élections locales de l’année prochaine. Il met en garde contre une spirale de l’endettement, estimant que la dette nationale pourrait dépasser les 1 400 billions de wons (environ 1 020 billions d’euros) et que le taux d’endettement national atteindrait 58 % durant le mandat de Lee Jae-myung.

« Les finances expansionnistes de l’administration Lee Jae-myung sont des investissements qui relanceront l’économie, protégeront les moyens de subsistance de la population et développeront les industries de demain. Ce n’est pas le moment de rétrécir. Il est temps de nourrir l’avenir. »

Kim Byeong-ki, leader du Parti démocrate de Corée

Le débat budgétaire a déjà commencé à s’envenimer lors d’une audition publique organisée le 3 novembre. Les représentants du Parti démocrate, au pouvoir, ont défendu la nécessité d’une augmentation des dépenses publiques pour faire face aux défis économiques et sociaux. Lee So-young, secrétaire du parti à la commission spéciale du budget, a souligné que le gouvernement Yoon Seok-yeol était responsable de la situation financière actuelle.

« Nous réviserons le budget de manière à éliminer les projets de dépenses en espèces qui aggravent la dette nationale et les augmentations d’impôts, et à réduire les coûts d’intérêt de la dette et l’émission d’obligations d’État. »

Park Hyeong-soo, représentant du Parti du pouvoir populaire

De son côté, Park Hyeong-soo, représentant du Parti du pouvoir populaire, a promis de réduire les dépenses et de maîtriser la dette publique. Il a critiqué l’efficacité du chèque-cadeau local, estimant qu’il n’avait pas d’impact significatif à long terme. Il a également mis en garde contre les risques liés à l’endettement, soulignant que la Corée du Sud ne pouvait pas se comparer aux pays disposant de monnaies de réserve.

Le président de l’Assemblée nationale, Woo Won-sik, a appelé à la coopération entre majorité et opposition pour adopter le projet de loi budgétaire dans les délais impartis. Il a également rappelé que le gouvernement devait respecter les droits de délibération et de vote de l’Assemblée nationale.

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