Les marchés financiers mondiaux affichent une prudence relative, oscillant dans des fourchettes étroites, tandis que des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques continuent d’influencer les échanges. L’intervention des autorités japonaises sur le marché des changes et les perspectives budgétaires en France sont au cœur des préoccupations, parallèlement à un apaisement temporaire des tensions au Moyen-Orient.
La Banque du Japon (BoJ) doit se réunir la semaine prochaine. Bien que des sources indiquent qu’elle examinera l’impact inflationniste de la faiblesse du yen, les marchés financiers anticipent peu de changements de politique monétaire avant le deuxième trimestre 2025. Le yen s’est stabilisé grâce aux avertissements récents du ministère des Finances japonais.
Sur le front géopolitique, le déploiement de troupes de plusieurs pays membres de l’OTAN au Groenland, à la demande du Danemark, s’inscrit dans le cadre d’une opération baptisée « Opération Arctic Endurance » par le président français Emmanuel Macron. Par ailleurs, le président américain Donald Trump a annoncé qu’il suspendrait toute action contre l’Iran après avoir reçu des « assurances » que les manifestants ne seraient pas réprimés, ce qui a contribué à calmer les inquiétudes sur le marché pétrolier.
Les marchés des changes ont été influencés par plusieurs facteurs. L’euro s’est maintenu dans une fourchette comprise entre 1,1620 $ et 1,1700 $ (environ 1,09 € et 1,13 €), soutenu par la survie du gouvernement français après deux votes de censure liés à l’accord commercial de l’Union européenne avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Cependant, le Premier ministre français, Gabriel Lecornu, reste confronté à des difficultés pour faire adopter le budget de l’État.
Le dollar américain s’échangeait tranquillement entre 158,25 et 158,75 yens japonais. La livre sterling a atteint un plus bas de trois jours, proche de 1,3415 $ (environ 1,24 €), tandis que le dollar canadien a touché son plus bas depuis trois jours, à 1,3900 CAD (environ 1,02 CAD).
Le peso mexicain continue de performer positivement, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2024, soutenu par un contexte de consolidation sur les marchés des changes. Le yuan chinois s’est également renforcé, atteignant son meilleur niveau depuis mai 2023, potentiellement encouragé par une dépréciation du dollar orchestrée par la Banque populaire de Chine (PBOC).
Les marchés indiens sont restés fermés ce jour. La banque centrale sud-coréenne a maintenu son taux directeur à 2,5 %, malgré une intervention antérieure pour stabiliser le won face au dollar américain. Le secrétaire au Trésor américain, Janet Bessent, a exprimé des préoccupations quant à la faiblesse du won, compte tenu des fondamentaux économiques positifs de la Corée du Sud.
En ce qui concerne les autres marchés, les bourses asiatiques ont affiché des résultats mitigés. Le Stoxx 600 européen a progressé d’environ 0,4 %, ce qui pourrait constituer son meilleur gain de la semaine. Les rendements obligataires à 10 ans ont connu des variations limitées, avec une légère baisse du rendement japonais et des mouvements contrastés en Europe.
L’annonce du report des droits de douane américains sur les minéraux essentiels a entraîné une prise de bénéfices sur les métaux précieux, avec une remontée de l’or au-dessus de 4 620 $ (environ 4 260 €) et de l’argent à près de 91,50 $ (environ 84,50 €). La perspective d’une action américaine retardée en Iran a provoqué une baisse des prix du pétrole brut, qui ont testé le seuil de 59,00 $ (environ 54,50 €) le baril.
Sur le front des données économiques, les États-Unis publieront prochainement des indicateurs moins importants, notamment l’enquête manufacturière de la Fed de New York et l’enquête sur les perspectives des entreprises de la Fed de Philadelphie. Le Canada publiera les ventes de logements existants en décembre, tandis que le Mexique publiera les chiffres de l’investissement fixe en octobre et de la consommation privée.
La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé ses récentes observations dans son bulletin économique, soulignant la nécessité d’une politique monétaire prudente. Le Royaume-Uni a enregistré une première expansion mensuelle de son produit intérieur brut (PIB) depuis juin, avec une augmentation de 0,3 % en novembre. Le Japon a signalé une augmentation de 0,1 % des prix à la production en décembre, mais le taux annuel a diminué à 2,4 % en raison d’un effet de base.
En Australie, les attentes d’inflation des consommateurs ont baissé à 4,6 % ce mois-ci, ce qui a renforcé les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt par la banque centrale australienne dans les prochains trimestres.
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