Le Fonds d’investissement public (FIP) d’Arabie saoudite, qui avait récemment participé à l’acquisition d’Electronic Arts, se retrouve confronté à des difficultés financières et pourrait suspendre ses nouveaux investissements. Cette situation intervient alors que le fonds cherche à diversifier l’économie saoudienne au-delà du pétrole.
Selon des informations rapportées par le New York Times, le FIP manque de liquidités après son implication dans l’opération d’achat d’EA, valorisée à 55 milliards de dollars (environ 50,7 milliards d’euros). L’acquisition, réalisée fin septembre, avait été menée conjointement avec Silver Lake et Affinity Partners.
Le quotidien américain cite jusqu’à 11 sources proches du fonds qui affirment que le FIP ne réalisera probablement pas de nouveaux investissements à court terme. « Leurs acquisitions n’ont pas encore atteint la rentabilité escomptée », explique une de ces sources.
À ce stade, le fonds a déjà entamé une restructuration de ses opérations, notamment par le limogeage du dirigeant de Neom, un projet ambitieux de station de ski dans le désert saoudien. D’autres investissements, tels qu’une chaîne de cafés, une entreprise de véhicules électriques et une compagnie de croisière, se seraient révélés déficitaires pour le FIP.
L’objectif principal du FIP, dirigé par le prince Mohammed ben Salmane, est de diversifier l’économie saoudienne et de réduire sa dépendance aux revenus pétroliers. Cependant, les résultats des investissements réalisés jusqu’à présent semblent compromettre cette stratégie.
Malgré ces difficultés, le fonds conserve des intérêts stratégiques dans l’industrie du jeu vidéo. Outre Electronic Arts, il détient des participations minoritaires dans Scopely, Nintendo, Take-Two Interactive, Activision-Blizzard, Capcom, Nexon et Embracer Group. Le FIP est également propriétaire à 100 % de SNK.
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