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Le fuzuloparib en monothérapie améliore la SSP dans le cancer de l’ovaire avancé, mais l’ajout de l’apatinib n’offre aucun avantage supplémentaire

Publié le 21 décembre 2025 17h36. Une étude de phase 3 révèle que l'ajout d'apatinib au fuzuloparib ne permet pas d'améliorer significativement la survie sans progression chez les patientes nouvellement diagnostiquées atteintes d'un cancer de l'ovaire avancé, malgré…

Le fuzuloparib en monothérapie améliore la SSP dans le cancer de l’ovaire avancé, mais l’ajout de l’apatinib n’offre aucun avantage supplémentaire

Publié le 21 décembre 2025 17h36. Une étude de phase 3 révèle que l’ajout d’apatinib au fuzuloparib ne permet pas d’améliorer significativement la survie sans progression chez les patientes nouvellement diagnostiquées atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé, malgré les bénéfices déjà observés avec le fuzuloparib en monothérapie.

  • Le fuzuloparib, utilisé seul, a démontré une amélioration significative de la survie sans progression (SSP) chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé nouvellement diagnostiqué.
  • L’association de fuzuloparib et d’apatinib n’a pas permis d’améliorer de manière significative la SSP par rapport au fuzuloparib seul.
  • L’étude FZOCUS-1, menée sur un large panel de patientes, fournit des données importantes sur l’optimisation des traitements contre le cancer de l’ovaire.

Les résultats de l’étude de phase 3 FZOCUS-1, publiés dans la revue CA Cancer J Clin, indiquent que l’ajout d’un agent antiangiogénique, en l’occurrence l’apatinib, à un inhibiteur de PARP, le fuzuloparib, n’apporte pas de bénéfice supplémentaire en termes de survie sans progression chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé présentant une déficience des gènes BRCA ou une instabilité génomique homologue (HRD).

Le fuzuloparib a déjà été approuvé en Chine pour le traitement des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire récidivant sensible au platine, ainsi que pour le traitement d’entretien de première ligne des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé, sur la base de données préliminaires issues de l’étude FZOCUS-1. L’étude actuelle confirme l’efficacité du fuzuloparib en monothérapie, avec une SSP médiane de 29,9 mois (intervalle de confiance à 95 % : 22,1-36,1 mois) contre 11,1 mois (IC à 95 % : 8,3-16,6 mois) pour le groupe placebo (HR, 0,58 ; IC à 95 % : 0,44-0,75 ; p < 0,0001, unilatéral).

L’étude FZOCUS-1 ( NCT04229615) était une étude multicentrique en deux étapes, menée auprès de patientes âgées de 18 à 75 ans, récemment diagnostiquées avec un cancer de l’ovaire, des trompes de Fallope ou du péritoine primitif. Les patientes devaient présenter un stade III ou IV de la maladie, avoir subi une chirurgie de réduction primaire ou un traitement néoadjuvant suivi d’une chirurgie de réduction d’intervalle, et avoir reçu entre 6 et 9 cycles de chimiothérapie à base de platine avec une réponse complète ou partielle.

Les patientes ont été réparties au hasard pour recevoir soit du fuzuloparib (100 mg deux fois par jour) associé à de l’apatinib (375 mg par jour), soit du fuzuloparib seul (150 mg deux fois par jour), soit un placebo. Le traitement a été administré dans les 12 semaines suivant la fin de la chimiothérapie à base de platine.

L’analyse finale de l’étude a révélé que la SSP médiane avec l’association fuzuloparib-apatinib était de 26,9 mois (IC à 95 % : 20,3-36,6 mois), avec un HR de SSP de 0,57 (IC à 95 % : 0,44-0,75 ; p < 0,0001, unilatéral) par rapport au groupe placebo. La survie globale médiane n'a pas été atteinte dans aucun des trois groupes de traitement. Les taux de survie globale à 36 mois étaient de 77,0 % (IC à 95 % : 71,3 %-81,7 %) pour le groupe monothérapie, 78,9 % (IC à 95 % : 73,3 %-83,4 %) pour le groupe association et 76,6 % (IC à 95 % : 68,2 %-83,0 %) pour le groupe placebo.

En termes de sécurité, les effets indésirables liés au traitement ont été observés chez 97,8 % des patientes du groupe association, 98,9 % du groupe monothérapie et 94,1 % du groupe placebo. Les effets indésirables de grade 3 ou plus ont été rapportés chez 48,7 %, 45,7 % et 7,4 % des patientes, respectivement. Les auteurs de l’étude soulignent que le profil de sécurité du fuzuloparib en monothérapie est conforme aux données observées dans les essais précédents.

« À notre connaissance, cette étude est la première à indiquer que l’ajout d’un agent antiangiogénique [dans ce cas, l’apatinib] à un inhibiteur de PARP [dans ce cas, le fuzuloparib] n’améliore pas la SSP chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avec une déficience de recombinaison BRCA ou une instabilité génomique homologue. »

Lingying Wu, MD, National Cancer Center/National Clinical Research Center for Cancer/Cancer Hospital, Académie chinoise des sciences médicales et du Peking Union Medical College, Pékin, Chine

Références

  1. Wu L, Wang J, Li Q et al. Fuzuloparib with or without apatinib as maintenance treatment in newly diagnosed advanced ovarian cancer (FZOCUS-1): a multicentre, randomised, double-blind, placebo-controlled phase 3 trial. CA Cancer J Clin. 2026;76(1):e70042. doi:10.3322/caac.70042
  2. Lee A. Fuzuloparib: first approval. Drugs. 2021;81(10):1221-1226. doi:10.1007/s40265-021-01541-x

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.