Publié le 19 décembre 2023 18h42. Face à la propagation d’une nouvelle souche du virus A H3N2, le gouvernement argentin a émis des recommandations à la population pour prévenir la circulation du virus et éviter une pression accrue sur le système de santé.
- Le ministère de la Santé argentin conseille de maintenir les gestes barrières habituels contre les virus respiratoires.
- La vaccination antigrippale annuelle est fortement recommandée pour les populations les plus vulnérables.
- À ce jour, aucun cas de la variante K du virus A H3N2 n’a été détecté en Argentine, mais la situation est suivie de près.
Les autorités sanitaires argentines se mobilisent pour anticiper une éventuelle propagation de la variante K du virus A H3N2, une souche qui suscite des inquiétudes croissantes en Europe, aux États-Unis et en Asie. Bien que l’Argentine n’ait pour l’instant pas enregistré de cas, le ministère de la Santé a publié une série de recommandations destinées à la population afin de limiter les risques de contagion.
Le ministère insiste sur l’importance de respecter les mesures de prévention de base, notamment « se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon, se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude lors de la toux ou des éternuements, et éviter de partager des objets personnels ». Il est également conseillé de « nettoyer et désinfecter les surfaces en contact avec les personnes malades, d’aérer adéquatement les locaux et de consulter le système de santé en cas de symptômes respiratoires ».
La vaccination antigrippale est particulièrement mise en avant. Le ministère rappelle que « les enfants de 6 à 24 mois, les femmes enceintes et en post-partum, les personnes de 2 à 64 ans présentant des facteurs de risque, celles de plus de 65 ans et le personnel sanitaire et stratégique devraient recevoir le vaccin contre la grippe une fois par an ». Les vaccins sont disponibles gratuitement dans les centres de vaccination et les centres de santé, et le ministère encourage le public à « maintenir à jour les calendriers de vaccination contre les différentes infections respiratoires prévus dans le Calendrier national de vaccination ».
Plusieurs pays d’Amérique latine, tels que le Chili et le Pérou, ont déjà confirmé des cas de cette variante. D’autres, comme la Bolivie et l’Équateur, ont activé des alertes épidémiologiques ou renforcé leurs campagnes de vaccination. La situation est donc suivie de près par les autorités sanitaires régionales.
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