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Le grignotage, l’habitude qui améliore le bien-être énergétique et émotionnel, selon les experts

Publié le 3 novembre 2024. Retrouver l'habitude de prendre une collation en milieu de journée, souvent associée à l'enfance, pourrait bien être un atout pour notre bien-être physique et mental, selon les experts. Cette pause gourmande, loin d'être…

Le grignotage, l’habitude qui améliore le bien-être énergétique et émotionnel, selon les experts

Publié le 3 novembre 2024. Retrouver l’habitude de prendre une collation en milieu de journée, souvent associée à l’enfance, pourrait bien être un atout pour notre bien-être physique et mental, selon les experts. Cette pause gourmande, loin d’être une simple habitude, s’avère être un véritable outil pour gérer le stress et maintenir un niveau d’énergie optimal.

  • Une collation équilibrée peut aider à réduire l’anxiété et le stress, tout en améliorant la concentration.
  • Cette pratique trouve ses racines dans l’histoire, où elle était destinée à récompenser les efforts et favoriser la récupération.
  • Des études récentes confirment que les pauses régulières contribuent à une meilleure gestion de l’appétit et à une alimentation plus saine.

La collation, bien plus qu’une simple pause gourmande, s’inscrit dans une tradition séculaire. Le mot lui-même, issu du latin collation, signifiait à l’origine « ce qui est dû », une récompense pour ceux qui avaient accompli une tâche ou une journée exigeante. Historiquement, les soldats recevaient une légère ration après l’entraînement, à la fois pour se récompenser et pour faciliter leur récupération.

Les sciences comportementales modernes confirment cette approche. Des recherches en psychologie et en neurosciences démontrent que l’intégration de courtes pauses associées au bien-être améliore la perception de l’effort, réduit la fatigue et encourage l’adoption de routines saines. Une étude publiée dans The Journal of Nutrition a notamment montré qu’intégrer une collation saine l’après-midi, comme du houmous ou des noix, pouvait réduire de près de 20 % la consommation ultérieure de desserts et de sucreries. Cette habitude favorise également la sensation de satiété et améliore le contrôle glycémique après plusieurs heures sans manger.

Au-delà de ses bienfaits physiologiques, la collation peut devenir un véritable acte de soin personnel. Choisir une poignée de fruits secs, des noix ou des céréales complètes permet non seulement de fournir des nutriments essentiels, mais aussi de prendre un moment pour soi et reconnaître le travail accompli. Les experts interrogés par Vogue soulignent que ces pauses alimentaires contribuent à maintenir le cerveau éveillé et à prévenir la sensation de manque en fin de journée.

La montée en popularité du jeûne intermittent soulève des questions quant à la pertinence de la collation. Les spécialistes précisent toutefois que cette méthode ne consiste pas à sauter des repas aléatoirement ou à se priver de nourriture pour compenser des excès. Le jeûne intermittent repose sur l’allongement de la période entre deux repas, en intégrant souvent les heures de sommeil à cette période de jeûne. Les bénéfices métaboliques sont généralement observés lorsque cette période dépasse 12 à 14 heures. En dessous de ce seuil, les effets sur l’appétit et la régulation énergétique sont limités. Ainsi, la collation ne rompt pas le jeûne si le dernier repas principal a été pris à midi et peut même faciliter le respect des horaires de jeûne si elle devient le dernier repas de la journée, à condition qu’elle soit nutritionnellement équilibrée.

Pour guider les amateurs de collation, Harvard Health Publishing suggère d’intégrer ces pauses dans un modèle alimentaire sain en privilégiant les aliments complets et en limitant les produits ultra-transformés. Les combinaisons de protéines, de graisses saines et de glucides complexes sont particulièrement recommandées. Parmi les exemples cités, on retrouve le yaourt grec agrémenté de baies, le houmous accompagné de bâtonnets de légumes frais, un mélange de noix et de cerises séchées, ou encore des craquelins de céréales complètes tartinés de beurre d’amande.

Vogue recommande également de s’inspirer de l’assiette Harvard, un outil visuel qui propose de composer son repas en consacrant la moitié de l’assiette aux fruits et légumes frais, un quart aux protéines de qualité (poisson, volaille, œufs, tofu) et le dernier quart aux glucides complexes (quinoa, riz brun, pain complet). L’ajout d’une petite quantité de graisses saines, comme de l’huile d’olive, et l’eau comme boisson principale complètent ce modèle équilibré, favorisant la satiété, stabilisant l’énergie et contribuant à un repos nocturne réparateur.

En fin de compte, la décision de prendre une collation ou non doit être guidée par les signaux réels de faim et de satiété, et non par des règles rigides. Les experts soulignent qu’une alimentation intuitive permet de prendre des décisions plus stables et moins impulsives. Si des symptômes tels que l’irritabilité, des difficultés de concentration ou une envie irrésistible de manger se manifestent, il s’agit probablement d’une faim accumulée. À l’inverse, si l’énergie reste stable tout au long de l’après-midi, une collation supplémentaire n’est peut-être pas nécessaire. La clé réside dans la capacité à distinguer les besoins réels des simples impulsions et à reconnaître qu’ignorer les signaux du corps n’est pas synonyme de maîtrise de soi, mais plutôt de déconnexion.

Adapter la collation à ses besoins personnels, sans imposer de contraintes excessives, permet à cette habitude de retrouver sa valeur de pause bien-être et de soin de soi, orientant ainsi les choix alimentaires vers plus d’équilibre et de satisfaction au quotidien.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.