Publié le 25 novembre 2025 à 16h57. La Croix-Rouge a récupéré le corps d’un otage détenu à Gaza, transféré par le Hamas et le Jihad islamique, dans le cadre d’une trêve fragile marquée par des accusations mutuelles de violations.
- La Croix-Rouge a récupéré le corps d’un otage à Gaza et l’a remis à l’armée israélienne pour identification.
- Le transfert s’inscrit dans le cadre de la trêve entre Israël et le Hamas, entachée de tensions et d’accusations de violations.
- Gaza est confrontée à une crise humanitaire aggravée par les récentes pluies et un manque criant de fournitures de secours.
Le corps d’un otage a été restitué par le Hamas et le Jihad islamique, a confirmé l’armée israélienne. Selon les premiers éléments, les restes ont été retrouvés hier dans le camp de réfugiés de Nuseirat, situé au centre de la bande de Gaza. La Croix-Rouge a pris en charge le cercueil et l’a acheminé vers un poste militaire israélien à Gaza.
Une brève cérémonie, dirigée par un rabbin de l’armée, s’est déroulée avant le transfert du corps en Israël. Des analyses ADN seront ensuite effectuées afin de confirmer son identité et de le rattacher à l’un des otages toujours portés disparus. Au total, les corps de deux citoyens israéliens et d’un ressortissant thaïlandais se trouvaient encore à Gaza.
Ce transfert intervient dans le contexte de la trêve fragile conclue entre Israël et le Hamas le 10 octobre. Les deux parties s’accusent mutuellement de ne pas respecter les termes de l’accord. Le Hamas affirme notamment qu’il est difficile de localiser tous les corps, car ils seraient enfouis sous les décombres. Israël, de son côté, accuse le Hamas de retarder intentionnellement la restitution et menace de reprendre les opérations militaires ou de suspendre l’aide humanitaire si tous les corps ne sont pas rendus.
À ce jour, 25 corps d’otages ont été transférés. En contrepartie, Israël a restitué les corps de 330 Palestiniens à Gaza depuis le début de la trêve. Cependant, seuls 95 d’entre eux ont pu être identifiés, en raison du manque d’équipements nécessaires aux tests ADN dans la bande de Gaza. Israël n’a pas divulgué l’identité des Palestiniens décédés.
La situation humanitaire à Gaza se détériore rapidement. Les fortes pluies récentes ont contraint des milliers de réfugiés à quitter leurs abris, aggravant les conditions de vie déjà précaires de centaines de milliers de personnes. Les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme face à la pénurie de nourriture et de fournitures essentielles pour affronter l’hiver, et appellent Israël à lever les restrictions sur l’acheminement de l’aide.
Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le nombre de décès à Gaza continue d’augmenter. Ce bilan est en partie dû à la possibilité de retirer les corps des décombres, mais également aux attaques israéliennes qui persistent. Le ministère de la Santé de Gaza fait état de près de 70 000 morts et d’environ 171 000 blessés depuis le 7 octobre 2023. Bien qu’aucune distinction ne soit faite entre civils et combattants du Hamas, le ministère précise que la majorité des victimes sont des femmes et des enfants.
