Home MondeLe Hamas restitue les corps de 4 autres otages. Israël veut que tous les corps restent à Gaza : limite l’aide et ferme le passage de Rafah

Le Hamas restitue les corps de 4 autres otages. Israël veut que tous les corps restent à Gaza : limite l’aide et ferme le passage de Rafah

by Clara Dubois

Publié le 14 octobre 2025 à 20h16. Le secteur automobile européen est confronté à des vents contraires, avec un ralentissement du marché et une concurrence accrue des constructeurs chinois, tandis que les acteurs du secteur appellent à une révision du calendrier ambitieux du Pacte vert européen.

  • La part de marché des constructeurs chinois en Europe devrait atteindre 13 % en 2030, au détriment des marques européennes.
  • Les professionnels de l’automobile dénoncent un manque de pragmatisme dans la mise en œuvre du Pacte vert et ses conséquences sur l’emploi et la compétitivité.
  • Des voix s’élèvent pour plaider en faveur d’une neutralité technologique, permettant de maintenir une diversité des motorisations au-delà de 2035.

Lors d’un événement organisé à Milan par le #ForumAutoMotive, un groupe de réflexion sur la mobilité créé par le journaliste Pierluigi Bonora, les acteurs de l’industrie automobile ont exprimé leur inquiétude face à l’avenir du secteur. L’occasion était donnée de présenter directement leurs préoccupations aux parlementaires européens, dans un contexte marqué par les défis posés par le “Green Deal” européen.

Selon une étude présentée par Emanuele Cordone, directeur de la pratique automobile chez AlixPartners, le marché automobile européen devrait connaître un ralentissement en 2025 (-2 %), avec une croissance modeste par la suite. Parallèlement, les constructeurs chinois gagnent du terrain, leur part de marché passant de 8 % en 2024 à 13 % en 2030, soit une augmentation de 0,8 million de véhicules. Cette progression se fait au détriment des constructeurs européens, dont la part de marché devrait diminuer de 62 % à 58 % sur la même période. L’étude souligne également une baisse de la rentabilité des équipementiers européens et américains, tandis que les entreprises chinoises améliorent leurs marges.

La situation est particulièrement préoccupante en Italie, où le marché reste en deçà des niveaux d’avant la crise sanitaire, freiné par la hausse des prix et le manque d’accessibilité. Les marques chinoises, proposant des produits compétitifs et technologiquement avancés, gagnent des parts de marché. La production automobile italienne peine à atteindre l’objectif d’un million d’unités par an, et le déploiement des véhicules électriques reste modeste, loin des objectifs fixés par le Pacte vert. L’arrivée de nouveaux modèles entre 2025 et 2027 devrait stimuler l’offre de véhicules 100 % électriques (BEV), mais l’écart de prix reste significatif, notamment sur les segments A et B. Les véhicules hybrides rechargeables (Reev) pourraient jouer un rôle dans la réduction de l’”anxiété liée à l’autonomie” et favoriser l’adoption des véhicules électriques.

Selon Cordone,

« En Italie, les émissions des voitures neuves vendues sont restées stables depuis 2017, mais le parc automobile vieillit et la part des BEV et PHEV reste limitée (environ 10 % au premier semestre 2025). L’Italie accuse un retard par rapport aux principaux pays européens. »

Emanuele Cordone, directeur de la pratique automobile chez AlixPartners

Les représentants de l’industrie ont également souligné l’urgence d’une action politique. Roberto Vavassori, président d’Anfia, a déclaré

« Le monde des composants est en apnée. Nous avons perdu 100 000 emplois l’année dernière. Nous devons décider aujourd’hui de reporter de cinq ans l’échéance de 2035 et de prévoir un quota de véhicules non BEV même après 2035. Le marché a été totalement oublié par la réglementation européenne. »

Roberto Vavassori, président d’Anfia

Andrea Cardinali, directeur général de l’Unrae, a quant à lui dénoncé un problème fiscal persistant sur les voitures de société en Italie, aggravé par une nouvelle réglementation sur les avantages sociaux.

Fabio Pressi, président de Motus-E, a mis en garde contre la compétitivité croissante des producteurs chinois de batteries et leur avance dans le domaine du recyclage. Gianni Murano, président de l’Unem, a critiqué la législation européenne actuelle, estimant qu’elle ne favorise pas le renouvellement du parc automobile et qu’elle a des répercussions négatives sur l’emploi. Maria Rosa Baroni, présidente de NGV, a menacé de mobiliser des camions et des voitures devant le Parlement européen si le biométhane n’est pas inclus parmi les moteurs zéro émission.

Paolo Borchia, député européen, a reconnu que certains soutiens au Pacte vert commencent à remettre en question leurs positions, soulignant la difficulté de produire suffisamment d’électricité pour alimenter une flotte automobile entièrement électrique. Guido Guidesi, conseiller pour le développement économique de la région Lombardie, a déploré le fait que la recherche et l’innovation technologique n’aient pas été encouragées de manière adéquate.

Enfin, Fabio Raimondo, chef de groupe de la Commission des Transports de Fratelli d’Italia, a pointé du doigt l’arrivée massive de véhicules chinois dans les ports italiens, qu’il considère comme une menace pour l’emploi dans le secteur des composants automobiles. Andrea Taschini, directeur et conseiller automobile, a suggéré d’imposer des droits de douane ou des quotas aux constructeurs chinois.

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