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Le Hamas veut maintenir le contrôle de la sécurité à Gaza et refuse de désarmer pendant la transition convenue

by Clara Dubois

Publié le 18 octobre 2025 à 00:52:00. Le Hamas affirme vouloir maintenir le contrôle de la sécurité à Gaza après le cessez-le-feu négocié avec Israël, tout en se montrant réticent à l’idée d’un désarmement complet, complexifiant ainsi les perspectives d’une transition politique durable dans la région.

  • Le Hamas insiste sur son rôle dans la sécurité de la bande de Gaza pendant la période de transition post-conflit.
  • L’organisation se refuse à s’engager formellement sur un désarmement, liant cette décision à l’évolution des accords futurs.
  • Israël réaffirme son attachement à l’accord et exige le respect des termes, notamment la libération de tous les otages et le désarmement du Hamas.

Dans un entretien accordé à Reuters, Mohammed Nazzal, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré que son groupe entend conserver la responsabilité de la sécurité dans la bande de Gaza une fois le cessez-le-feu en vigueur achevé. Cette position intervient alors que les États-Unis soutiennent un plan visant à consolider la fin des hostilités et à instaurer une transition politique dans l’enclave côtière.

Interrogé sur la possibilité d’un désarmement, M. Nazzal a souligné qu’il ne pouvait pas s’engager en faveur d’une telle mesure, précisant que cette décision dépendrait de la nature des accords à venir et de la destination des armes.

« Nous ne pouvons pas nous engager sur la démilitarisation. Cela dépend de la nature des accords futurs et de ce qu’il adviendra de ces armes. »

Mohammed Nazzal, membre du bureau politique du Hamas

Depuis Doha, où résident les dirigeants politiques du Hamas, M. Nazzal a également indiqué que le groupe serait disposé à accepter un cessez-le-feu d’une durée maximale de cinq ans afin de permettre la reconstruction de la bande de Gaza, à condition que des « perspectives et un espoir » pour la création d’un État palestinien soient garantis.

Concernant les otages, le Hamas affirme ne pas détenir les restes des personnes décédées capturées lors de l’offensive du 7 octobre 2023. Il assure avoir remis au moins neuf corps et rencontrer des difficultés techniques pour en récupérer d’autres, appelant à la collaboration internationale, notamment de la Turquie ou des États-Unis.

Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réagi en affirmant dans un communiqué transmis à Reuters qu’Israël restait attaché à l’accord conclu et exhortait le Hamas à se conformer aux termes de la libération de tous les otages et à son désarmement. « Le Hamas doit adhérer au plan en 20 points. Ils manquent de temps », indique le texte.

Le plan, présenté le 29 septembre par le président américain Donald Trump, prévoit le retour immédiat de tous les otages avant d’aborder la question du désarmement et la gestion de Gaza par un comité technocratique sous supervision internationale. M. Netanyahu soutient que cette proposition permettrait de démanteler les capacités militaires et l’autorité politique du Hamas.

Le Hamas a réitéré ce vendredi la nécessité de médiateurs et de garants internationaux pour superviser le respect de l’accord, dénonçant l’insuffisance de l’aide humanitaire et l’impossibilité d’ouvrir le point de passage de Rafah pour les entrées et sorties de personnes, selon un communiqué relayé par les médias. Le groupe a souligné l’urgence de créer un comité de soutien communautaire composé de technocrates indépendants pour prendre en charge l’administration d’après-guerre, une mesure incluse dans les termes du cessez-le-feu et approuvée par différentes factions palestiniennes.

Les autorités de Gaza, contrôlées par le Hamas, ont averti que l’aide acheminée jusqu’à présent ne couvrait pas les besoins fondamentaux de la population. Selon des sources israéliennes citées par Reuters, le blocus du terminal de Rafah serait lié aux retards du Hamas dans la localisation et la remise de tous les corps.

Par ailleurs, l’armée israélienne a commencé à tracer une « ligne jaune » dans la bande de Gaza, marquant le retrait de ses troupes et délimitant une zone couvrant plus de 50 % du territoire, a annoncé le ministre de la Défense, Israël Katz, sur son compte X. Il a averti que toute tentative de franchir cette ligne se verrait répondre par des tirs. Le gouvernement israélien insiste sur le fait que ses actions durant cette période sont une réaction à des approches « suspectes ».

L’accord, conclu la semaine dernière, prévoit la suspension temporaire des hostilités et un échange progressif de prisonniers et d’otages. À ce jour, le Hamas a libéré 20 captifs vivants et remis neuf corps, tandis qu’Israël a libéré plus de 1 900 Palestiniens et restitué 120 corps, bien que l’acheminement de l’aide humanitaire reste sujet à des désaccords concernant la récupération des corps restants.

Le conflit, déclenché par les attaques du 7 octobre, a fait environ 1 200 morts et près de 250 personnes enlevées en Israël, selon les chiffres officiels israéliens. Les autorités sanitaires de Gaza ont dénombré 67 967 morts et plus de 170 000 blessés suite à l’offensive israélienne, reconnaissant toutefois qu’il est impossible d’établir un bilan exact des victimes en raison de la présence de corps sous les décombres.

(Avec des informations d’EFE, EP et Reuters)

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