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Le harcèlement a affecté la santé de Brigette Macron

by Clara Dubois

Publié le 28 octobre 2025 14:43:00. La fille de Brigitte Macron a témoigné ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, dénonçant les conséquences néfastes sur la santé de sa mère des rumeurs infondées concernant son identité de genre. Dix personnes sont jugées pour harcèlement en ligne envers la Première dame.

  • Tiphaine Auzière a expliqué que sa mère devait constamment veiller à son apparence, consciente que son image pouvait être déformée.
  • La diffusion de fausses informations a entraîné une “détérioration” de la santé de Brigitte Macron, selon sa fille.
  • Le couple présidentiel a également engagé une action en diffamation aux États-Unis contre une podcasteuse américaine ayant relayé ces allégations.

Au deuxième jour du procès, Tiphaine Auzière, 41 ans, a pris la parole pour témoigner de l’impact des campagnes de dénigrement visant sa mère. Elle a décrit une situation où Brigitte Macron se sentait obligée d’être particulièrement attentive à son apparence et à sa présentation, craignant que son image ne soit manipulée et déformée.

« Elle doit constamment faire attention à ce qu’elle porte, à la façon dont elle se tient, car elle sait que son image peut être déformée », a déclaré Mme Auzière. Elle a également souligné que la désinformation persistante avait eu des conséquences directes sur la santé de sa mère.

Ces rumeurs, qui circulent depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, affirment que Brigitte Macron serait née homme, sous le nom de Jean-Michel Trogneux, le nom de son frère. Elles ont été amplifiées par des cercles d’extrême droite et des théoriciens du complot, tant en France qu’aux États-Unis, où la question des droits des personnes transgenres est devenue un enjeu majeur dans les débats culturels.

Brigitte Macron a elle-même confié aux enquêteurs que ces allégations avaient eu un impact considérable sur elle et sa famille, notamment sur ses petits-enfants, qui avaient été confrontés à ces rumeurs infondées.

Dix personnes, âgées de 41 à 65 ans (huit hommes et deux femmes), sont jugées pour harcèlement en ligne. Si reconnus coupables, elles encourent jusqu’à deux ans de prison. Parmi les prévenus figure Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de “Zoe Sagan” et souvent associé à des milieux complotistes. Il a affirmé hier qu’il était lui-même victime de harcèlement. D’autres, comme Jérôme C., 55 ans, ont justifié leurs publications en invoquant leur droit à la « liberté d’expression » et à la « satire ». Bertrand S., 56 ans, a quant à lui dénoncé un procès visant sa « liberté de penser » face à un « État profond médiatique ».

L’une des prévenues, Delphine J., 51 ans, médium autoproclamée sous le pseudonyme d’Amandine Roy, avait déjà été condamnée en 2024 pour diffamation après avoir diffusé une interview sur sa chaîne YouTube affirmant que Brigitte Macron avait autrefois été un homme. Cette condamnation avait été annulée en appel, et l’affaire a depuis été portée devant la plus haute cour d’appel du pays. Elle a refusé de s’exprimer devant le tribunal, estimant qu’elle s’était déjà suffisamment exprimée sur le sujet.

En juillet 2025, le couple présidentiel a également engagé une action en diffamation aux États-Unis contre Candace Owens, une podcasteuse conservatrice, suite à la diffusion d’une série intitulée “Becoming Brigitte”, qui affirmait que la Première dame était née homme. Leur avocat américain a indiqué qu’ils prévoient de présenter des preuves « scientifiques » et des photographies pour prouver que Brigitte Macron n’est pas une personne transgenre. Plusieurs des personnes jugées à Paris ont partagé des publications de cette influenceuse américaine.

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