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Le Japon envisage de dissoudre le Parlement avec d’éventuelles élections anticipées en février, selon la NHK

Publié le 12 janvier 2026 à 03h42. Le gouvernement japonais de Sanae Takaichi envisage des élections législatives anticipées en février, fort d'une popularité record, mais alors que des tensions diplomatiques persistent avec Pékin et que l'économie nationale montre…

Le Japon envisage de dissoudre le Parlement avec d’éventuelles élections anticipées en février, selon la NHK

Publié le 12 janvier 2026 à 03h42. Le gouvernement japonais de Sanae Takaichi envisage des élections législatives anticipées en février, fort d’une popularité record, mais alors que des tensions diplomatiques persistent avec Pékin et que l’économie nationale montre des signes de faiblesse.

  • Le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir prépare la dissolution de la Chambre basse du Parlement.
  • Les taux d’approbation de la Première ministre Takaichi atteignent un sommet historique de 75 %.
  • L’opposition promet de renverser la coalition gouvernementale actuelle.

Le Parti libéral-démocrate (PLD), actuellement au pouvoir au Japon, étudie sérieusement la possibilité de dissoudre la Chambre basse du Parlement et de convoquer des élections anticipées, vraisemblablement en février prochain. Cette décision intervient après plusieurs week-ends de discussions au sein du parti, qui cherche à capitaliser sur la popularité grandissante de la Première ministre Sanae Takaichi afin de consolider sa position et celle de sa coalition.

Selon le radiodiffuseur public NHK, le ministère japonais de l’Intérieur et des Communications a déjà demandé aux comités électoraux de chaque préfecture de se préparer à d’éventuelles élections générales. Cette annonce fait suite à des informations diffusées ce week-end par les médias japonais, soulignant la volonté du PLD de profiter de l’ascension de Takaichi dans les sondages.

Les taux d’approbation de la Première ministre sont actuellement à un niveau exceptionnel de 75 %, selon une enquête menée par le Nikkei, marquant le troisième mois consécutif où ils dépassent les 70 %. Cette popularité intervient dans un contexte particulier, marqué par une dispute diplomatique avec Pékin. En novembre dernier, Takaichi avait évoqué la possibilité d’une intervention des forces d’autodéfense japonaises en cas d’action militaire chinoise contre Taïwan, suscitant de vives réactions de la part des autorités chinoises. Plus d’informations sur les tensions sino-japonaises.

Si elles ont lieu en février, ces élections anticipées se tiendront à peine quatre mois après la prise de fonction de Takaichi en tant que Première ministre. Elles constitueront également les premières élections auxquelles le PLD participera en coalition avec son partenaire junior, le Parti de l’innovation japonaise (JIP). Reuters rapporte que Hirofumi Yoshimura, le chef du JIP, a discuté avec Takaichi et a déclaré que sa position concernant le calendrier électoral avait évolué vers une « nouvelle étape », sans toutefois fournir de détails supplémentaires.

Le PLD et le JIP détiennent actuellement 230 sièges à la Chambre basse, et avec l’adhésion de trois députés indépendants, la coalition au pouvoir dispose désormais d’une faible majorité dans cette chambre de 465 sièges. Cependant, la coalition est minoritaire à la Chambre haute, ne comptant que 119 sièges sur les 250 que compte cette assemblée.

L’opposition promet un changement de gouvernement

De son côté, Yoshihiko Noda, le chef du Parti constitutionnel démocrate du Japon (PCDJ), s’est engagé à renverser la coalition au pouvoir, dans une interview accordée à NHK. Il a également exprimé l’espoir de former une alliance avec le Komeito, l’ancien partenaire de coalition du PLD. Déclaration de Yoshihiko Noda à NHK.

Le PCDJ, principal parti d’opposition, compte 148 sièges à la Chambre basse, tandis que le Komeito en détient 24. Le Komeito avait quitté la coalition gouvernementale en octobre 2025, en raison de « pratiques illégales de financement politique » au sein du PLD, alors que Takaichi était candidate au poste de Première ministre. Ce partenariat, qui durait depuis 1999, a pris fin brutalement.

Depuis son arrivée au pouvoir, Takaichi est confrontée à plusieurs défis économiques, notamment un yen affaibli, une inflation supérieure à l’objectif fixé par la Banque du Japon et une économie en ralentissement. Le yen a atteint son plus bas niveau face au dollar depuis un an, s’échangeant à 158,19 pour un dollar américain lundi. L’inflation au Japon dépasse l’objectif de la Banque du Japon depuis 44 mois consécutifs. De plus, les chiffres révisés du PIB pour le troisième trimestre indiquent une contraction de l’économie de 0,6 % par rapport au trimestre précédent et de 2,3 % en rythme annualisé.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.