Le Kazakhstan s’apprête à rejoindre les Accords d’Abraham, l’initiative de normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes et musulmans, une démarche qui intervient sous l’impulsion de l’ancien président américain Donald Trump. Cette adhésion, annoncée le 25 octobre 2025, vise à consolider cette initiative et à signaler un isolement diplomatique décroissant d’Israël.
L’annonce a été faite par trois responsables américains, sous couvert d’anonymat, avant d’être confirmée par Donald Trump sur son réseau social. L’ancien président a salué un « grand appel » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev, affirmant que le Kazakhstan est le « premier pays de mon second mandat à rejoindre les Accords d’Abraham, le premier d’une longue série ».
Trump a qualifié cette adhésion d’« avancée majeure dans la construction de ponts à travers le monde », ajoutant que « de plus en plus de nations s’alignent pour adopter la paix et la prospérité grâce à mes Accords d’Abraham ». Il a également évoqué une cérémonie de signature imminente et l’intérêt de « nombreux autres pays » à rejoindre cette initiative.
Bien que le Kazakhstan entretienne des relations diplomatiques avec Israël depuis 1992, cette adhésion aux Accords d’Abraham revêt une importance particulière, selon les responsables américains. Elle devrait renforcer la coopération bilatérale dans des domaines clés tels que la défense, la cybersécurité, l’énergie et la technologie alimentaire – des secteurs où des accords bilatéraux existent déjà depuis le milieu des années 1990. Par ailleurs, elle témoigne d’un changement de paradigme, notamment après les critiques internationales concernant la conduite d’Israël dans le conflit à Gaza.
Un responsable américain a affirmé que le plan de paix proposé par Trump pour Gaza avait « complètement changé le paradigme », incitant davantage de pays à se rapprocher du « cercle de paix » créé par l’ancien président.
Cette annonce intervient en marge d’un sommet réunissant Donald Trump et les dirigeants des cinq pays d’Asie centrale, dont le Kazakhstan. Avant ce sommet, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rencontré le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev. Le département d’État a indiqué que les discussions ont porté sur l’expansion des opportunités commerciales et d’investissement, ainsi que sur une coopération accrue dans les domaines de l’énergie, de la technologie et des infrastructures.
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