Publié le 25 novembre 2025 12:38:00. Le latin perd son statut privilégié au sein de la Curie romaine, l’ensemble des institutions administratives du Saint-Siège. Une réforme des règles internes, approuvée par le pape Léon XIV, ouvre la voie à une utilisation plus large des langues modernes.
- Le latin n’est plus considéré comme la langue officielle préférée pour la rédaction des documents vaticans.
- L’exigence de maîtriser le latin pour les employés du Vatican a été supprimée, au profit de l’italien et d’une autre langue.
- Le Bureau pour la langue latine, chargé de soutenir l’utilisation du latin, sera cependant maintenu.
La réforme, publiée cette semaine, marque un tournant dans l’histoire linguistique du Vatican. Jusqu’à présent, le latin occupait une place prépondérante dans les communications internes de la Curie romaine. Le nouveau règlement précise désormais que les autorités de la Curie rédigent généralement leurs actes « en latin ou dans une autre langue ». Cette formulation contraste avec la version précédente qui stipulait que les documents étaient rédigés « généralement en latin, mais […] également dans d’autres langues plus courantes, selon les besoins de l’époque ».
Cette évolution s’accompagne de la suppression de l’obligation pour les employés du Vatican de posséder une « bonne connaissance du latin ». À l’avenir, une bonne maîtrise de l’italien et d’une autre langue suffira. L’italien, langue maternelle du pape Léon XIV, est déjà largement utilisé dans les communications quotidiennes du Vatican.
Malgré ce changement, le Vatican ne renonce pas pour autant au latin. Le « Bureau pour la langue latine », rattaché au Secrétariat d’État, continuera d’exister et de mettre ses services à disposition de l’ensemble de la Curie romaine. Ce bureau a pour mission de promouvoir l’étude et l’utilisation du latin, langue riche d’histoire et de tradition pour l’Église catholique.
(APA)
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