Home Affaires«Le mari, qui est mort soudainement, a plus de dettes que de biens … devez-vous abandonner votre assurance mort?»

«Le mari, qui est mort soudainement, a plus de dettes que de biens … devez-vous abandonner votre assurance mort?»

by Amélie Bernard

Publié le 4 octobre 2025 à 09h59. Une femme coréenne se retrouve face à un dilemme douloureux après le décès soudain de son mari : accepter ou renoncer à un héritage lourdement hypothéqué par des dettes insoupçonnées.

  • Le décès inattendu d’un homme d’affaires coréen a révélé l’existence de dettes importantes.
  • Sa veuve envisage de renoncer à l’héritage pour éviter de devoir les rembourser.
  • Un avocat explique les implications juridiques de cette décision et les options possibles.

La vie de Mme A a basculé lorsqu’elle a appris le décès de son mari, survenu suite à un accident de voiture. L’homme, entrepreneur dévoué, travaillait tardivement pour assurer l’équilibre familial, selon le témoignage de sa femme. « Je pensais qu’il rentrerait tard, comme d’habitude, mais il était beaucoup plus tard que prévu. J’étais inquiète car il ne répondait pas au téléphone », a-t-elle confié.

L’annonce de l’accident a été un choc. « Mon mari, épuisé par le travail, a apparemment eu un accident en conduisant somnolent. Il a été transporté d’urgence à l’hôpital, mais il n’a pas survécu », a-t-elle expliqué.

C’est après le décès de son mari que Mme A a découvert l’ampleur des dettes qu’il avait contractées. Un associé commercial, proche de la famille, l’a informée de la situation. « J’ai alors appris que mon mari avait accumulé de nombreuses dettes en raison de ses activités professionnelles, et que cet associé était l’un de ses créanciers », a-t-elle raconté.

L’associé lui a conseillé de consulter un avocat pour éviter de devoir assumer ces dettes. « Les dettes sont également héritées, alors assurez-vous d’obtenir un conseil juridique pour éviter la dette », lui a-t-il dit, la laissant face à une question cruciale : que faire ?

Me Lee Jun-Heon, avocat interrogé sur cette situation, a souligné l’importance de déterminer qui est le bénéficiaire de la police d’assurance-vie.

« La chose la plus importante est de savoir qui est le bénéficiaire. Si le bénéficiaire est le défunt, c’est un problème car l’assurance fait partie de l’héritage. »

Me Lee Jun-Heon, avocat

Il a précisé que si Mme A est désignée comme bénéficiaire, l’indemnité ne sera pas considérée comme faisant partie de l’héritage, mais comme un droit acquis au titre du contrat d’assurance.

Pour éviter de devoir rembourser les dettes de son mari, Mme A pourrait renoncer à l’héritage ou opter pour une « approbation limitée ».

« Si vous ne voulez pas quitter la dette laissée par votre mari, il semble que vous deviez abandonner l’héritage ou une « approbation limitée ».

Me Lee Jun-Heon, avocat

L’avocat a également précisé que la renonciation à l’héritage pourrait transférer les dettes aux héritiers de second rang, tels que les enfants ou les petits-enfants, et qu’il serait nécessaire de suivre une procédure spécifique.

« Si vous renoncez à l’héritage, la dette sera transmise aux héritiers subordonnés tels que les enfants ou les petits-enfants, vous devez donc passer par la procédure ensemble. Vous devez faire rapport au tribunal de la famille dans les 3 mois à compter de la date du décès. »

Me Lee Jun-Heon, avocat

Il a enfin souligné que l’argent de l’assurance serait versé à Mme A si elle est le bénéficiaire, mais qu’en cas de désignation de son mari, cela serait considéré comme une approbation de l’héritage, l’obligeant ainsi à assumer les dettes.

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