Une esthéticienne basée dans l’agglomération zurichoise a été placée en détention provisoire pour avoir persisté dans l’exercice illégal de traitements médicaux esthétiques, malgré des interdictions antérieures. L’affaire, qui dure depuis plus d’un an, soulève des inquiétudes quant à la sécurité des clients et au risque de récidive.
La femme, d’origine iranienne et résidant en Suisse depuis 15 ans, a continué à proposer des injections de Botox et d’acide hyaluronique, même après la fermeture de son premier établissement à Wettingen (AG) par les autorités. Elle a relancé son activité dans un nouveau local à Dietikon (ZH), selon des informations du Journal d’Argovie.
L’enquête menée par le Ministère public argovien a révélé de multiples infractions à la loi. Des employés non qualifiés effectuaient les soins, parfois sans la supervision médicale requise. Ni l’esthéticienne, ni son personnel ne disposaient des qualifications professionnelles ou des diplômes nécessaires à la pratique de ces actes.
Plusieurs clients ont signalé des interventions infructueuses, certaines ayant entraîné des complications douloureuses. « Si les mesures et exigences précédentes ainsi que la fermeture du studio n’amènent pas la femme à se remettre en question et à s’abstenir des traitements, on parle alors d’un risque de récidive », a déclaré Adrian Schuler, porte-parole du Ministère public, à la chaîne régionale TeleM1. L’objectif est de protéger la population contre d’éventuels préjudices.
Le tribunal des mesures de contrainte a confirmé la détention provisoire de trois mois, selon l’Aargauer Zeitung. Cette mesure vise à empêcher la poursuite des activités illégales et à préparer le renvoi de la femme devant les tribunaux. Le Ministère public suspecte que l’esthéticienne ait cherché à anticiper une interdiction d’exercer.
Des contrôles effectués par le Département de la Santé d’Argovie au cours des deux dernières années ont confirmé ces violations répétées de la législation en vigueur.