L’observatoire européen Copernicus a indiqué en octobre 2026 que le mois de septembre s’est classé comme le deuxième plus chaud jamais enregistré à la surface du globe. Un épisode El Niño d’une intensité exceptionnelle se renforce dans le Pacifique équatorial, ouvrant la voie à de possibles records climatiques pour 2026 et 2027.
La chaleur persiste en septembre 2026 au-dessus du seuil critique
La planète vient de traverser un nouveau mois de dépassements thermiques prononcés.
Avec une anomalie de +1,63 °C par rapport à la période préindustrielle, septembre 2026 s’est inscrit au deuxième rang des mois de septembre les plus chauds de l’histoire observée. C’est le deuxième mois consécutif que les températures globales se maintiennent au-dessus de la barre symbolique de 1,5 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui correspond à l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris.
Bien que ce seuil réglementaire s’évalue en moyenne sur de nombreuses années et n’ait pas été franchi à long terme, les climatologues estiment son dépassement inéluctable.

L’observatoire européen Copernicus a indiqué en octobre 2026 que la température moyenne de l’ensemble des océans de la planète, hors zones polaires, a atteint 21,05 °C en septembre.
Cette valeur supplante le précédent record mensuel établi en septembre 2023 à 20,92 °C, d’après les relevés diffusés par l’observatoire européen Copernicus.
Nous connaissons actuellement une nouvelle série de mois dépassant 1,5 °C, et avec un El Niño puissant qui continue de s’intensifier, il est probable que cela se poursuive jusqu’en 2027.
Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus
Un phénomène El Niño se déploie avec force dans le Pacifique
Cette dynamique thermique s’explique en grande partie par le renforcement rapide d’une variation naturelle du climat. Déclaré en juin, l’épisode El Niño en cours provoque un réchauffement spectaculaire des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial. Dans la région de référence Niño 3.4, l’anomalie atteint +2,1 °C, tandis que la température de surface de la mer y a grimpé à un record absolu de 29,70 °C en septembre.
Ces registres éclipsent les valeurs maximales mesurées lors des précédents épisodes majeurs, qu’il s’agisse de ceux de 1982-1983, de 1997-1998 ou de 2015-2016. Les prévisions de la NOAA indiquent que l’événement figure parmi les plus puissants observés depuis 1950, avec un pic d’intensité attendu d’ici la fin de l’année.

L’année 2027 se profile sous le signe de tous les records
Les effets d’El Niño sur la température globale de la planète n’agissent pas instantanément. La chaleur accumulée par l’océan se libère et se diffuse progressivement dans l’atmosphère avec un décalage de plusieurs mois.
Le Met Office britannique estime ainsi que 2027 pourrait surpasser 2024, qui demeure à ce jour l’année la plus chaude jamais enregistrée.
Les projections formulées par des spécialistes des températures mondiales suggèrent que la température moyenne de la surface du globe pourrait atteindre environ +1,8 °C par rapport à l’ère préindustrielle en 2027. Ce bond significatif ne constitue toutefois qu’une pointe annuelle influencée par le cycle naturel et ne représente pas le franchissement permanent de la limite fixée par les traités internationaux.

Le dépassement de la limite à long terme fixée par l’Accord de Paris n’est qu’une question de temps mais l’ampleur de ce dépassement, et sa durée, dépendent encore de nous.
Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus
Les tempêtes et les écosystèmes subissent des contrecoups contrastés
L’intensification de ce phénomène climatique modifie profondément les régimes de précipitations et l’activité cyclonique à travers le monde. Dans le Pacifique nord-est, les eaux surchauffées et la réduction du cisaillement vertical favorisent la formation et l’amplification des ouragans. À l’inverse, dans le bassin de l’Atlantique, El Niño renforce le cisaillement des vents et freine le développement des cyclones.
L’observatoire européen Copernicus a indiqué en octobre 2026 que, sur le continent européen, la sécheresse estivale s’est prolongée en septembre sur la péninsule Ibérique, en France, en Italie, dans les Balkans occidentaux et en Grèce, provoquant des débits fluviaux exceptionnellement bas qui ont notamment entravé la navigation sur le Rhin en Allemagne.
L’observatoire européen Copernicus a indiqué en octobre 2026 que les scientifiques s’inquiètent de l’impact direct de ces anomalies thermiques sur les récifs coralliens mondiaux, déjà fragilisés par le réchauffement global et confrontés à un niveau de risque qualifié de terrifiant.