Publié le 12 novembre 2025 à 14h43. Le groupe cambodgien Prince, dirigé par Chen Zhi, dément fermement les accusations internationales le visant, qualifiant les informations de « sans fondement » et dénonçant un préjudice causé à ses employés et partenaires, alors que plusieurs enquêtes et saisies d’actifs sont en cours à travers le monde.
- Le groupe Prince nie toute implication dans des activités illégales et accuse les accusations récentes de viser à justifier la saisie de milliards de dollars d’actifs.
- Les autorités américaines ont inculpé Chen Zhi pour direction de « camps de travaux forcés » liés à une vaste escroquerie aux cryptomonnaies, et ont procédé à la plus importante saisie d’actifs de l’histoire, pour une valeur d’environ 15 milliards de dollars américains (127 271 Bitcoins).
- Le Cambodge affirme que le groupe Prince respecte les réglementations locales et bénéficie du même traitement que les autres investisseurs majeurs.
Pour la première fois, le groupe Prince Holding Group (communément appelé Prince Group) a publiquement contesté les allégations portées contre son président, Chen Zhi. Dans un communiqué officiel, l’entreprise affirme que ni le groupe ni son dirigeant n’ont jamais été impliqués dans des activités illégales. Le groupe estime que ces accusations sont une tentative déguisée de légitimer la confiscation de milliards de dollars d’actifs.
Prince Group se dit confiant dans sa capacité à prouver son innocence et celle de son fondateur. L’entreprise réaffirme son engagement envers le Cambodge, où elle est devenue un acteur économique majeur dans les domaines du développement immobilier, des services financiers et de la consommation.
Ces derniers mois, le groupe Prince a été confronté à une série d’enquêtes et de saisies d’actifs menées par les autorités américaines, européennes et asiatiques. Le ministère de la Justice américain a notamment inculpé Chen Zhi le 14 octobre, l’accusant d’être à la tête d’une organisation criminelle transnationale déguisée en activités d’investissement légitimes. Les procureurs affirment que le groupe Prince, depuis 2015, a étendu ses opérations à plus de 30 pays, avec des actifs s’élevant à plus de 2 milliards de dollars américains au Cambodge, dont le Prince International Plaza, un important centre commercial de Phnom Penh.
Selon l’acte d’accusation américain, le groupe Prince aurait dissimulé l’un des plus importants réseaux de cybercriminalité d’Asie. L’opération de saisie d’actifs menée par les autorités américaines a permis de confisquer l’équivalent de 15 milliards de dollars américains en Bitcoins (127 271 Bitcoins).
En réponse à cette pression internationale, le ministère de l’Intérieur cambodgien a déclaré en octobre que le groupe Prince respectait pleinement les réglementations légales en vigueur dans le pays et bénéficiait du même traitement que les autres grands groupes d’investissement. Le porte-parole, Touch Sokak, a également souligné que l’octroi de la citoyenneté cambodgienne à Chen Zhi était conforme à la loi et que Phnom Penh était disposé à coopérer avec les autorités étrangères si une demande officielle, accompagnée de preuves concrètes, était présentée.
Le groupe Prince affirme que les allégations infondées ont causé un préjudice important non seulement à l’entreprise, mais également à ses milliers d’employés et partenaires.
Cheonji, fondateur et PDG du Groupe Prince (Photo : Groupe Prince)
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