Home DivertissementLe ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie ajuste les critères d’appel d’offres pour les projets énergétiques.

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie ajuste les critères d’appel d’offres pour les projets énergétiques.

by Antoine Girard

Publié le 8 janvier 2026. Un nouveau décret vietnamien, entrant en vigueur le 15 janvier 2026, renforce les critères de sélection des investisseurs dans les projets énergétiques et durcit les sanctions en cas de non-respect des réglementations, dans un effort pour garantir la viabilité et l’efficacité du secteur.

  • Le capital minimum requis pour participer à un projet énergétique est désormais fixé à 15 % de l’investissement total.
  • Les critères d’évaluation des investisseurs incluent désormais des considérations sociales et environnementales, notamment des plans d’indemnisation et de création d’emplois.
  • Des sanctions plus sévères, allant de l’interdiction temporaire de soumissionner à des poursuites pénales, sont prévues en cas de violations des procédures d’appel d’offres.

Le gouvernement vietnamien a annoncé une révision majeure du cadre juridique régissant les appels d’offres pour les projets électriques. Ce décret, numéro 66/2025/TT-BCT, vise à moderniser les procédures, à attirer des investisseurs solides et à prévenir les retards et les échecs de projets, en particulier dans le secteur en pleine croissance des énergies renouvelables, comme les parcs éoliens des Hauts Plateaux.

La nouvelle réglementation élargit le champ des entités habilitées à soumettre des lettres d’intention de participation aux projets. Outre les agences et départements relevant du Comité populaire provincial, le Comité de gestion de la zone économique spéciale et le Comité populaire au niveau du district peuvent désormais mener à bien ces procédures. Le ministère de l’Industrie et du Commerce (MOIT), le Comité populaire provincial ou le Comité de gestion de la zone économique spéciale sont désignés comme autorités décisionnaires pour le processus d’appel d’offres.

L’un des principaux objectifs du décret est de renforcer la solidité financière des investisseurs. Les nouvelles normes d’évaluation de la capacité financière exigent que les investisseurs disposent d’un capital minimum représentant au moins 15 % de l’investissement total du projet. Cette exigence s’applique à toutes les étapes, de la soumission de la lettre d’intérêt à l’évaluation des offres. Les capitaux propres d’un investisseur seront calculés sur la base d’états financiers audités ou, pour les nouvelles entreprises, du capital d’apport.

Pour les coentreprises, le capital social total est calculé en additionnant les contributions de tous les participants, mais l’investisseur principal doit détenir au moins 30 % des parts, tandis que chaque participant restant doit contribuer au moins 15 %. Ces dispositions visent à responsabiliser chaque partie prenante et à éviter la création de structures artificielles.

Au-delà des aspects financiers, le décret met l’accent sur la responsabilité sociale et l’efficacité des investissements. Les investisseurs devront présenter des plans détaillés d’indemnisation, de soutien et de réinstallation pour les populations affectées par les projets, ainsi que des engagements en matière de création d’emplois et de formation professionnelle. L’efficacité des projets sera évaluée différemment selon qu’ils relèvent ou non d’un système de tarification fixé par le MOIT. Pour les projets soumis à ce système, l’efficacité sera jugée sur la base du prix de l’offre gagnante et des négociations du contrat d’achat d’électricité. Pour les autres projets, la contribution annuelle au budget national sera le principal critère d’évaluation.

Le décret prévoit également un renforcement des mécanismes de contrôle et de sanction en cas de violations des lois et réglementations. Les infractions peuvent entraîner des mesures disciplinaires, des sanctions administratives, des poursuites pénales et des demandes de dommages-intérêts. La période d’interdiction de participation aux appels d’offres en cas de faute peut aller de six mois à cinq ans, voire plus en cas de collusion, de fraude ou d’obstruction.

Dans le cas des coentreprises, les sanctions peuvent être appliquées à l’ensemble de la structure ou uniquement à la partie fautive, en fonction de la gravité de l’infraction. Le ministère de l’Industrie et du Commerce ou le Comité populaire provincial disposent de 15 jours pour examiner les preuves et prendre une décision concernant une éventuelle interdiction de participation aux appels d’offres.

Source : baotintuc.vn

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