Publié le 21 octobre 2025 à 05h07. L’élévation du niveau de la mer s’accélère à un rythme sans précédent, menaçant les zones côtières du monde entier, tandis que des initiatives sont prises pour protéger l’environnement, de la restauration de la nature au Royaume-Uni à l’investissement dans le stockage d’énergie en Europe.
- Le niveau de la mer augmente plus rapidement qu’il ne l’a fait au cours des 4 000 dernières années, en raison du changement climatique et de la fonte des glaciers.
- Greenpeace dénonce un manque de surveillance des produits chimiques PFAS toxiques émis par une usine au Royaume-Uni.
- APG investit 350 millions de dollars (environ 300 millions d’euros) dans une plateforme de stockage d’énergie pour étendre son réseau à travers l’Europe.
Une étude récente de l’Université Rutgers révèle que le niveau mondial de la mer a augmenté en moyenne de 1,5 mm par an depuis 1900, une accélération due à la dilatation thermique des océans et à la fonte des glaciers. Le réchauffement climatique, principal moteur de ce phénomène, pose de sérieux risques aux villes côtières du monde entier. Les grandes villes chinoises sont particulièrement vulnérables, confrontées à une « double menace » en raison de leur situation géographique. Les deltas, zones fertiles essentielles à l’agriculture et au développement urbain, seront les plus durement touchés, perturbant les chaînes d’approvisionnement mondiales. Selon les chercheurs, pour chaque centimètre de montée du niveau de la mer, environ 6 millions de personnes sont menacées d’inondation, soulignant l’urgence d’une action globale et locale.
Parallèlement, Greenpeace a accusé l’Agence de l’Environnement britannique de négliger les dangers des produits chimiques PFAS (per- et polyfluoroalkylés) émis par l’usine du Lancashire d’AGC Chemicals. Malgré la présence d’EEE-NH4, un reprotoxique PFAS, dans le sol environnant, l’Agence n’a pas procédé aux tests nécessaires. Les PFAS sont liés à des risques pour la santé tels que les cancers et les perturbations hormonales, et sont extrêmement persistants dans l’environnement. Greenpeace critique le fait que l’Agence se concentre uniquement sur le PFOS (acide perfluorooctanesulfonique), un autre PFAS, alors que d’autres composés potentiellement nocifs ne sont pas pris en compte. AGC Chemicals affirme respecter les normes réglementaires, mais Greenpeace appelle à des tests plus larges pour éviter des effets néfastes sur la santé. Les lacunes dans la surveillance des PFAS pourraient entraîner des risques non détectés dans la région, où des millions de personnes sont potentiellement exposées.
Dans le domaine de l’énergie, APG, un gestionnaire de fonds de pension, a investi 350 millions de dollars (environ 300 millions d’euros) dans Return, un fournisseur majeur de stockage d’énergie, afin d’étendre ses systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) à travers l’Europe. Cet investissement vise à développer les solutions de stockage de Return, cruciales pour la transition énergétique propre, en permettant de stocker et d’utiliser efficacement l’énergie renouvelable provenant de sources telles que l’éolien et le solaire. L’entreprise exploite actuellement 70 MW de capacité de stockage aux Pays-Bas, avec 450 MW en cours de construction, et prévoit un réseau européen de 5 GW d’ici 2030. APG considère le stockage sur batterie à l’échelle du réseau comme essentiel pour intégrer les énergies renouvelables et réduire les congestions du réseau. Return est également à l’avant-garde du développement d’un concept de « batterie virtuelle » pour les entreprises énergétiques.
Enfin, le mouvement WildEast, né de l’initiative de trois agriculteurs soucieux de l’environnement, a étendu ses efforts de réensauvagement de l’Est-Anglie à l’ensemble du Royaume-Uni, sous le nom de Royaume sauvage. Le lancement d’une « carte des rêves » invite les citoyens, les écoles et les communautés à s’engager dans la restauration de la nature en créant des zones fauniques, des étangs et des pépinières. Des actions concrètes ont déjà été menées, comme la restauration de Massingham Heath et la plantation de haies indigènes. L’objectif est de relier ces petites zones réensauvagées pour créer des paysages plus sauvages, en mettant l’accent sur la biodiversité et l’engagement des communautés locales. Ce projet illustre le pouvoir de la restauration de la nature menée par les communautés et la nécessité d’une collaboration intersectorielle pour lutter contre la crise climatique.
Pour en savoir plus : APG investit 350 millions de dollars dans une plateforme de stockage d’énergie à grande échelle à travers l’Europe.
Pour en savoir plus : Les régulateurs négligent les Pfas toxiques découverts autour de l’usine chimique du Lancashire.
Pour en savoir plus : « Prochain grand pas » : le mouvement populaire vers l’East Anglia sauvage devient national.
Note de l’éditeur : Les opinions exprimées ici par les auteurs sont les leurs et non celles d’impakter.com. — Sur la photo : Île Akimiski dans la Baie James au Canada Crédit photo de couverture : USGS
Pour aller plus loin
