Home NouvellesLe Nouveau-Mexique qui a dirigé une opération illégale de culture de marijuana plaide coupable à des accusations fédérales

Le Nouveau-Mexique qui a dirigé une opération illégale de culture de marijuana plaide coupable à des accusations fédérales

by Nicolas Lefèvre

Un homme du Nouveau-Mexique a plaidé coupable à des accusations fédérales pour avoir exploité illégalement une vaste opération de culture de marijuana. Dineh Benally est accusé d’avoir créé plus de 30 fermes sur les terres de la nation Navajo, couvrant plus de 400 acres.

Pour financer cette opération, Benally et ses complices auraient créé des sociétés écrans afin d’obtenir des fonds d’investisseurs chinois. Ces investisseurs se sont vus facturer des frais pour de fausses licences de culture de cannabis, sous prétexte qu’il s’agissait de chanvre et non de marijuana, et étaient tenus de céder une partie de la récolte aux co-conspirateurs.

L’opération comprenait plus de 1 100 serres et employait à la fois des travailleurs locaux de la nation Navajo et des travailleurs chinois, dont certains étaient en situation irrégulière.

Benally est également accusé d’avoir construit illégalement un barrage de sacs de sable sur la rivière San Juan et d’avoir obstrué un cours d’eau en y jetant du sable, des rochers et des déchets agricoles, en violation de la Clean Water Act. Plus de 26 000 plants de marijuana et 60 000 livres de marijuana transformée ont été saisis.

Initialement titulaire d’une licence d’État pour la culture de marijuana, Benally s’est vu retirer son permis en décembre 2023 en raison de multiples violations, et s’est vu infliger une amende d’un million de dollars. Il a néanmoins continué à cultiver de la marijuana, allant jusqu’à falsifier un compteur d’électricité pour détourner de l’énergie.

Un raid sur deux fermes liées à Benally près d’Estancia a permis de saisir 8 500 livres de marijuana, 35 000 dollars en espèces, des pesticides illégaux, de la méthamphétamine, des armes à feu et un gilet pare-balles.

Benally a plaidé coupable devant un tribunal fédéral sur 15 chefs d’accusation. Il risque un minimum de 15 ans de prison, avec une peine maximale à perpétuité.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.