Publié le 18 décembre 2025 13:23:00. Le pape Léon XIV a accepté la démission de l’archevêque de New York, Timothy Dolan, une figure marquante du conservatisme américain, et a nommé un évêque moins connu, Ronald Hicks, à sa succession. Cette décision intervient dans un contexte de tensions entre l’Église et l’administration Trump, ainsi que de révélations sur des abus sexuels au sein de l’institution.
- L’archevêque Timothy Dolan a présenté sa démission à l’âge de 75 ans, conformément au droit canon.
- Ronald Hicks, 58 ans, originaire de l’Illinois, a été nommé comme son successeur.
- La nomination de Hicks est perçue comme un signal potentiel d’une position plus ferme de l’Église face aux politiques de l’administration Trump.
La démission de Timothy Dolan, archevêque de New York depuis 2009, marque la fin d’une ère pour l’Église catholique américaine. Dolan était une figure publique très visible, connue pour ses positions tranchées contre l’avortement et son rôle de porte-parole des conservateurs au sein de l’Église. Son départ laisse un vide dans le paysage religieux américain.
Le Vatican a annoncé jeudi l’acceptation de la démission de l’archevêque Dolan et la nomination de Ronald Hicks. Ce dernier, jusqu’alors relativement discret, est un évêque de l’Illinois qui prendra les rênes d’un diocèse new-yorkais confronté à de nombreux défis, notamment la gestion des scandales liés aux abus sexuels et la polarisation politique croissante de la société américaine.
Cette nomination s’inscrit dans un contexte particulier. Quelques jours seulement avant l’annonce, l’Église catholique a créé un fonds de 300 millions de dollars (environ 275 millions d’euros) pour indemniser les victimes d’abus sexuels dans l’État de New York. Cette initiative, bien que saluée par les associations de défense des victimes, souligne la gravité des problèmes auxquels l’institution est confrontée.
Certains observateurs y voient également une volonté du pape Léon XIV de marquer une distance avec l’administration Trump, notamment sur les questions de droits de l’homme. L’Église catholique, sous la direction de ce pape, pourrait adopter une position plus critique à l’égard des politiques américaines, ce que symboliserait le choix d’un évêque moins associé aux cercles conservateurs.
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