Publié le 6 janvier 2026 à 09h38. Le pape Léon a présidé ce lundi la messe de l’Épiphanie dans la basilique Saint-Pierre, marquant la clôture du Jubilé ordinaire de 2025 et appelant à une Église ouverte à la surprise de Dieu et à l’accueil des chercheurs de sens.
- Le pape a fermé la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, officialisant la fin du Jubilé de l’Espérance.
- Dans son homélie, il a souligné le contraste entre la joie suscitée par la révélation de Dieu et la peur ou la résistance qu’elle peut engendrer.
- Le pontife a encouragé les fidèles à accueillir les “pèlerins de l’espérance” et à ne pas réduire l’Église à un simple monument.
La solennité de l’Épiphanie, célébrée ce 6 janvier, a été l’occasion pour le pape Léon de conclure le Jubilé ordinaire de 2025, une année dédiée à l’Espérance. La cérémonie s’est déroulée dans la basilique Saint-Pierre, où le pontife a accompli le rite de fermeture de la Porte Sainte, symbole de la fin de cette période de grâce.
Dans son homélie, le pape a mis en lumière la réaction contrastée face à la manifestation de Dieu, évoquant la joie des mages et la confusion d’Hérode. « L’Écriture Sainte ne cache pas ces types de contrastes : joie et confusion, résistance et obéissance, peur et désir », a-t-il déclaré. Il a insisté sur le fait que la présence de Dieu bouleverse les certitudes et met fin à une certaine tranquillité, ouvrant la voie à un avenir nouveau.
Le pontife a également souligné l’importance de l’accueil et de l’ouverture envers ceux qui cherchent Dieu. « L’Enfant que les sages adorent est un Bien qui n’a ni prix ni mesure. C’est l’Épiphanie de la gratuité », a-t-il affirmé. Il a précisé que Dieu ne se révèle pas dans des lieux prestigieux, mais dans des réalités humbles, appelant à une Église attentive aux signes des temps et capable de reconnaître les “pèlerins de l’espérance” qui franchissent ses portes.
S’interrogeant sur la recherche spirituelle contemporaine, le pape Léon a exprimé son souhait que l’Église ne cède pas à la peur et à la fermeture, mais qu’elle valorise le dynamisme et l’ouverture à l’inattendu. « Si nous ne réduisons pas nos églises à des monuments, si nos communautés deviennent des maisons, si nous rejetons ensemble la flatterie des puissants, alors nous serons la génération de l’aube », a-t-il déclaré.
Le pontife a enfin appelé à aimer et à rechercher la paix, soulignant que c’est en protégeant ce qui est saint, en particulier la fragilité de l’enfance, que l’on préserve l’espérance.
« En son Fils, nous contemplerons et servirons une humanité magnifique, transformée non pas par les illusions de la toute-puissance, mais par le Dieu qui s’est fait chair par amour. »
Pape Léon

