Publié le 17 octobre 2025 à 12h25. Pendant plus de quatre décennies, une Suédoise a été la cible de l’hostilité inexpliquée de son perroquet. L’oiseau, autrefois son meilleur ami, a finalement retrouvé son affection après un événement familial poignant.
Julia Hinscha Ryberg, 71 ans, vit une histoire hors du commun avec Arturo, son perroquet qui approche de la soixantaine. Selon la Grande encyclopédie norvégienne, certaines espèces de perroquets peuvent vivre jusqu’à 100 ans, ce qui laisse encore de nombreuses années à ce duo improbable.
L’histoire a commencé comme un conte de fées. Arturo et Julia étaient inséparables pendant près de dix ans, partageant une amitié profonde et sincère. Mais en 1976, un changement radical s’est produit. Sans raison apparente, Arturo est devenu agressif envers Julia, la harcelant et la criant dessus, même la nuit.
Ryberg a été contrainte de placer Arturo dans une grande cage pour se protéger. Chaque sortie de la cage nécessitait une distance de sécurité. « Il est devenu agressif envers moi, » raconte-t-elle à TV 2. « Il volait vers moi et m’attaquait. Il était très bouleversé et criait tout le temps. »
La raison de cette hostilité soudaine est restée un mystère pendant des années, jusqu’à ce que Julia rentre de l’hôpital avec son premier enfant. Ryberg pense que la jalousie d’Arturo envers le nouveau-né a été le déclencheur de cette longue période de conflit.
L’impasse a duré 43 ans, jusqu’en 2019. Alors que Julia traversait une période difficile après le décès de sa mère, Arturo a fait un geste inattendu. Pendant le dîner, il s’est posé sur son épaule et a partagé son repas, sans la moindre tentative de la mordre.
« Soudain, il est monté sur mon épaule. J’étais prête à ce qu’il me morde, mais il ne l’a pas fait, » se souvient Julia. « J’avais du mal à croire que c’était vrai. Depuis cette nuit, nous avons toujours été ensemble. »
Cette réconciliation a inspiré Julia à écrire un livre pour enfants intitulé “Julia+Arturo=true”, publié en août dernier. Elle insiste sur le fait qu’elle n’a jamais envisagé de se séparer d’Arturo. « Il faisait partie de la famille après tout, » explique-t-elle. « On percevait aussi qu’il allait bien, qu’il n’était jamais malade, qu’il parlait, qu’il était aimé et apprécié. »
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