L’approbation de nouveaux droits de douane sur plus de 1 500 produits importés pourrait bien peser sur le pouvoir d’achat des Mexicains dès 2026. Cette mesure, destinée à protéger l’industrie nationale, risque d’augmenter le prix de nombreux biens de consommation courante.
Le décret, adopté cette semaine par le Sénat, impose des taxes à l’importation sur les produits provenant de pays sans accord commercial avec le Mexique, ciblant principalement les importations en provenance de Chine. L’impact potentiel sur les familles mexicaines a suscité des inquiétudes parmi les sénateurs.
« De nombreux produits concernés sont destinés à la consommation quotidienne », a souligné Cristina Ruiz Sandoval, sénatrice du PRI, lors des débats parlementaires. Elle a plaidé pour des mesures compensatoires afin d’éviter que les familles à faibles revenus ne soient les plus touchées par cette augmentation des coûts.
Quels sont les produits concernés ? Le secteur du textile et de l’habillement sera particulièrement affecté, avec 706 positions tarifaires concernées : vêtements, tissus et articles vestimentaires de toutes sortes pourraient voir leurs prix augmenter. Les chaussures et articles de maroquinerie (chaussures, baskets, bottes, sacs, portefeuilles) seront également impactés (67 positions tarifaires).
L’équipement domestique ne sera pas épargné : mixeurs, micro-ondes, réfrigérateurs et autres appareils électroménagers (18 positions tarifaires) pourraient devenir plus chers. Les jouets (poupées, voitures miniatures, jeux de société – 37 positions tarifaires) et le mobilier (chaises, tables, armoires et autres articles ménagers – 28 positions tarifaires) sont également concernés par ces nouvelles taxes.
L’impact ne se limite pas aux biens de consommation directe. Les pièces automobiles (141 positions tarifaires) pourraient rendre les réparations plus coûteuses. De même, les droits de douane sur les produits en plastique, papier, carton, verre et aluminium pourraient entraîner une hausse des prix des emballages, et par conséquent, des aliments et autres produits qu’ils contiennent.
Certains défenseurs de cette mesure, comme Miguel Márquez, sénateur du PAN, estiment qu’elle permettra de consolider le marché intérieur et d’éviter une concurrence déloyale. Ils affirment que cette politique pourrait à terme créer des emplois et stabiliser les prix. Cependant, la transition pourrait s’avérer difficile pour les consommateurs, qui devront supporter le poids de ces taxes répercutées sur le prix de vente.
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