Publié le 24 décembre 2023 à 18h18. Une bataille juridique de plus de deux ans et demi opposant le studio Aspyr à des joueurs mécontents a pris fin, marquée par des accusations insolites et des rebondissements inattendus autour d’un contenu additionnel pour le jeu Star Wars: Knights of the Old Republic II.
- Le procès collectif intenté par des joueurs contre Aspyr, suite à l’annulation d’un DLC basé sur un mod de restauration de contenu, a été réglé à l’amiable.
- L’affaire a été émaillée de déclarations surprenantes, notamment des références au rap et des accusations de possession démoniaque.
- Un second litige, impliquant cette fois Disney, a également été résolu à l’amiable.
L’épilogue d’une saga judiciaire rocambolesque. Le studio Aspyr a trouvé un accord avec les joueurs qui l’avaient poursuivi en justice après l’annulation d’un contenu téléchargeable (DLC) pour le jeu Star Wars: Knights of the Old Republic II – The Sith Lords sur Nintendo Switch. Ce DLC était censé intégrer le célèbre mod de contenu restauré, développé par la communauté des fans.
Le point de départ de ce conflit remonte à 2022, lors de la sortie du jeu sur Switch. Aspyr avait alors annoncé, dans une bande-annonce YouTube, la disponibilité prochaine de ce DLC tant attendu. L’annulation subséquente a provoqué la colère des joueurs, qui se sont sentis lésés et ont engagé une action collective pour « publicité mensongère ».
L’affaire a rapidement pris une tournure inattendue. L’avocat représentant les plaignants, Ray Kim, a utilisé des références culturelles surprenantes dans ses arguments. Il a notamment cité le rappeur Lil Wayne, affirmant :
« Tunechi, alias Lil Wayne, a déclaré un jour : ‘D’accord, tu es un crétin, mais qu’est-ce qu’un crétin pour un gobelin ?? Rien. Rien. Tu n’as peur de rien.’ »
Ray Kim, avocat
Il a ensuite souligné que, dans ce contexte, Aspyr et ses avocats étaient les « crétins » et ses clients, les « gobelins », déterminés à ne pas reculer.
Les avocats d’Aspyr n’ont pas démérité en matière d’étrangeté. Ils ont notamment accusé l’avocat de la partie adverse d’avoir élevé la voix « comme s’il était possédé par un démon » lors d’une conversation. L’avocat en question, Keith Scully, a rétorqué qu’il avait simplement cherché à recentrer la discussion de manière productive.
Parallèlement, Aspyr a tenté de justifier l’annulation du DLC en arguant qu’elle avait offert un jeu gratuit en compensation, ce qui, selon elle, annulait l’accusation de publicité mensongère. Le juge n’a pas été convaincu. Le studio a également cherché à dissimuler des informations sensibles, notamment des « chaînes de courrier électronique » avec Lucasfilm, qu’il considérait comme des « secrets commerciaux clés » concernant les relations avec la société mère de Star Wars. Le tribunal a autorisé la suppression de ces informations.
Finalement, l’affaire a été réglée à l’amiable, juste avant le début du procès. Un second litige, impliquant Disney, qui s’était retrouvé impliqué après avoir bloqué l’utilisation du mod de contenu restauré, a également été résolu de manière similaire. Les détails financiers de ces règlements n’ont pas été divulgués. Game File a suivi de près cette affaire complexe et ses multiples rebondissements.
