Le régime syrien a orchestré une opération secrète pour dissimuler les preuves de massacres commis sous la présidence de Bachar el-Assad. Une enquête révèle le déplacement clandestin de corps provenant d’une fosse commune près de Damas vers un site isolé dans le désert entre 2019 et 2021.
Des dizaines de milliers de corps ont été déplacés de manière discrète, selon les conclusions de l’enquête. L’objectif principal de cette opération était d’effacer les traces des exécutions massives et de tenter d’améliorer l’image internationale du régime syrien, alors que celui-ci cherchait à se repositionner sur la scène mondiale.
L’opération s’est déroulée sur une période de deux ans, entre 2019 et 2021. Elle visait spécifiquement une fosse commune située à proximité de Damas, où reposaient les victimes de nombreux massacres. Les corps ont été transférés vers un site caché dans le désert syrien, dont l’emplacement précis n’a pas été divulgué.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de tentatives de réhabilitation de l’image de Bachar el-Assad, après des années de conflit et d’accusations de crimes de guerre. Le régime syrien a toujours nié les accusations de violations des droits de l’homme à grande échelle, mais les preuves accumulées suggèrent le contraire.
À ce stade, les détails précis de l’opération, notamment les méthodes utilisées pour le déplacement des corps et l’identité des personnes impliquées, restent à déterminer. L’enquête se poursuit afin d’établir l’étendue exacte de ces actions et de documenter les crimes qui auraient été commis.
