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Le réseau de base pour le transport de substances dangereuses est en cours de refonte

La Haye, le 5 novembre 2025. Le gouvernement néerlandais va profondément réformer la réglementation concernant le transport de matières dangereuses, jugeant le système actuel trop complexe et insuffisamment aligné sur les normes internationales. L’objectif est de simplifier les…

Le réseau de base pour le transport de substances dangereuses est en cours de refonte

La Haye, le 5 novembre 2025. Le gouvernement néerlandais va profondément réformer la réglementation concernant le transport de matières dangereuses, jugeant le système actuel trop complexe et insuffisamment aligné sur les normes internationales. L’objectif est de simplifier les procédures, d’améliorer la sécurité et de faciliter la transition énergétique.

  • Le gouvernement privilégie désormais l’harmonisation avec les réglementations européennes (ADR, RID et ADN) pour le transport de matières dangereuses.
  • Une étude sur les conséquences d’une fuite d’ammoniac est en cours, avec des résultats attendus pour l’été 2026.
  • Le volume total des transports de matières dangereuses aux Pays-Bas a diminué en 2024, notamment sur les lignes ferroviaires du Brabant et de Bentheim.

Le secrétaire d’État chargé des infrastructures et de la gestion de l’eau, Thierry Aartsen, a annoncé une révision en profondeur du « réseau de base » pour le transport de substances dangereuses. Selon ses services, le système actuel, caractérisé par des restrictions nationales et des règles de routage spécifiques, ne fonctionne pas de manière optimale. La nouvelle approche misera sur la simplification et une meilleure conformité aux règles de sécurité internationales, tout en tenant compte des enjeux de la transition énergétique.

Dans une lettre adressée au Parlement, M. Aartsen précise que les Pays-Bas continueront de s’investir dans l’amélioration des réglementations européennes en matière de transport de matières dangereuses, notamment pour l’ammoniac, l’hydrogène et les batteries. Une étude approfondie sur les conséquences potentielles d’une fuite d’ammoniac est actuellement menée, et ses conclusions sont attendues pour l’été 2026. Cette analyse permettra d’affiner les mesures de sécurité et de prévention.

L’objectif affiché est de garantir la sécurité grâce au cadre international existant, qui est mis à jour tous les deux ans. Ces réglementations définissent les exigences relatives aux véhicules, aux emballages, à la formation du personnel et à la documentation. Le ministère a souligné que

« En s’alignant sur la législation européenne, le transport transfrontalier reste sûr et réalisable pour le secteur. »

Parallèlement, de nouvelles exigences sont en cours d’élaboration pour les wagons-citernes transportant de l’ammoniac et pour le transport maritime d’hydrogène liquide. Ces deux substances, bien que cruciales pour la transition énergétique, présentent des risques spécifiques qui nécessitent une attention particulière.

Le rapport de suivi des transports de matières dangereuses de 2024 révèle une diminution globale des volumes transportés aux Pays-Bas. Le transport ferroviaire via la ligne du Brabant a diminué d’environ 15 %, tandis que celui empruntant la ligne de Bentheim a reculé d’environ 20 %. Aucune augmentation du transport d’ammoniac n’a été constatée.

Le gouvernement étudie également la possibilité de mettre en place des incitations financières pour encourager l’utilisation de la ligne de Betuwe, un corridor ferroviaire dédié au transport de marchandises. Toutefois, il reconnaît qu’il n’est pas logique de diriger tous les flux de transport vers cette seule infrastructure.

Le réseau de base actuel, avec ses itinéraires fixes et ses plafonds de volume, s’est avéré difficile à mettre en œuvre dans la pratique. Le ministère travaille donc sur un nouveau système qui définira plus clairement les responsabilités en matière de sécurité, de surveillance et de gestion des risques résiduels. Une procédure administrative impliquant plusieurs acteurs – l’IenW, l’IPO, la VNG, le Conseil de sécurité et le ministère du VRO – doit aboutir à une proposition consensuelle. Les autorités locales ont exprimé leur souhait d’obtenir davantage de clarté sur les critères d’évaluation et le niveau de sécurité avant de donner leur accord.

La sécurité dans les gares de triage sera également renforcée. L’exigence actuelle d’obtenir un permis spécifique sera remplacée par des règles générales applicables à tous les sites. Des exceptions ne seront autorisées que dans des cas exceptionnels, et uniquement avec l’accord de toutes les parties concernées. Le gestionnaire ferroviaire ProRail mène une étude d’impact qui sera achevée fin 2025, avant une décision concernant la mise en œuvre et le financement.

Selon le ministère, cette révision contribuera à une plus grande clarté pour les transporteurs, les expéditeurs et les autorités publiques, ainsi qu’à un transport plus sûr et plus durable des matières dangereuses. En privilégiant les accords internationaux et des règles de sécurité uniformes, les Pays-Bas espèrent réduire les charges administratives et garantir la sécurité à long terme.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.