Publié le 5 janvier 2026 09h38. La chaîne de restaurants singapourienne Family Mookata a annoncé une politique de tolérance zéro contre le vol de nourriture de son buffet, une pratique en augmentation qui menace la viabilité de l’entreprise.
- Family Mookata bannira les clients qui emportent de la nourriture du buffet dans des contenants personnels.
- Des photos des contrevenants seront affichées dans les restaurants et en ligne.
- La décision fait suite à une recrudescence d’incidents ces derniers mois.
La chaîne Family Mookata, connue pour proposer l’un des buffets mookata (une sorte de barbecue thaïlandais) les plus abordables de Singapour, a pris des mesures drastiques pour lutter contre un problème croissant : le vol de nourriture par ses clients. L’entreprise a annoncé qu’elle bannira désormais de tous ses établissements quiconque sera pris en flagrant délit d’emport de nourriture dans des récipients personnels.
Selon la direction, cette décision, prise samedi 3 janvier, fait suite à plusieurs incidents récents. Bien que l’entreprise ait déjà constaté quatre cas similaires depuis 2023, une augmentation notable fin novembre 2025 et autour du Nouvel An a précipité la mise en place de cette politique de tolérance zéro.
Pour dissuader les comportements indésirables, Family Mookata ira plus loin que le simple bannissement. Des photos des clients interdits seront affichées de manière visible à tous les comptoirs des quatre restaurants de l’île, et seront également publiées en ligne à des fins de sensibilisation et de documentation. Le personnel est également instruit de refuser de servir ces personnes.
Les prix des buffets chez Family Mookata débutent à 14,90 S$ (environ 10,80 €) en dehors des heures de pointe, tandis qu’un buffet de fruits de mer est proposé toute la journée pour 19,90 S$ (environ 14,50 €). Un porte-parole de l’entreprise a expliqué que même de petites quantités de nourriture emportées par plusieurs clients peuvent rapidement impacter les marges d’une petite entreprise.
« Une fois qu’un client le fait, cela crée un précédent. Même si tout le monde n’en prend qu’un peu, cela s’additionne rapidement pour les petites entreprises comme la nôtre. »
Porte-parole de Family Mookata
L’entreprise a également souligné les difficultés rencontrées par son personnel pour faire respecter les règles. Lors d’un incident, une cliente a violemment protesté, accusant Family Mookata d’être avare et de ne pas savoir gérer une entreprise.
La pénurie de personnel, particulièrement aux heures de pointe, complique également la surveillance. Les contrevenants ont souvent le temps de quitter les lieux avant que le personnel ne puisse réagir. De nombreux clients arrivent d’ailleurs avec leurs propres boîtes à emporter, laissant supposer une intention préétablie de rapporter de la nourriture à la maison.
Les justifications avancées par les clients pour expliquer leur comportement sont variées. Certains affirment vouloir nourrir des chats errants, tandis que d’autres prévoient de consommer les restes lors d’un prochain repas. Plusieurs ont également invoqué l’argument du gaspillage alimentaire, estimant que la nourriture non consommée serait de toute façon jetée.
Face à ces arguments, Family Mookata avait déjà mis en place un panneau avertissant d’une taxe de 10 S$ (environ 7,25 €) pour 100 g de nourriture gaspillée, mais cette mesure s’est avérée inefficace.
« Notre buffet est en libre-service et nous espérons que les clients peuvent être assurés que la nourriture sera réapprovisionnée par notre personnel en cas de besoin. Il n’est pas nécessaire de prendre des quantités excessives d’un seul coup. »
Porte-parole de Family Mookata
Family Mookata insiste sur le fait qu’elle fonctionne sur la base de la confiance et qu’elle est généralement flexible avec ses clients. L’entreprise espère que cette nouvelle politique permettra de préserver un climat de respect mutuel et d’éviter que sa petite entreprise ne soit exploitée.
