Publié le 22 décembre 2025 16:32:00. Une étude suédoise révèle que les fluctuations de poids durant l’enfance et l’adolescence ont un impact significatif sur le risque de maladies coronariennes à l’âge adulte, avec un risque accru pour ceux qui prennent du poids pendant la puberté.
- Un excès de poids durant l’enfance augmente le risque de maladies coronariennes, mais peut être inversé si le poids se stabilise à l’âge adulte.
- La prise de poids à l’adolescence est particulièrement préoccupante, présentant un risque plus élevé que le surpoids infantile seul.
- Une normalisation précoce du poids, avant la fin de la puberté, pourrait réduire considérablement le risque de maladies cardiaques.
Une étude menée à Göteborg et publiée dans la revue JAMA Pédiatrie a examiné l’influence des changements de poids entre l’enfance et le début de l’âge adulte sur le risque de maladies coronariennes. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 103 000 personnes nées entre 1945 et 1968, en comparant leurs mesures de poids et de taille prises durant la prépuberté et au début de l’âge adulte avec les diagnostics cardiovasculaires enregistrés dans les registres nationaux.
Les résultats indiquent que les enfants en surpoids qui retrouvent un poids normal à l’âge adulte présentent un risque cardiovasculaire similaire à ceux qui ont toujours eu un poids normal. Cependant, l’étude souligne un point crucial : le surpoids acquis pendant l’adolescence est associé à un risque plus important que celui présent uniquement durant l’enfance. Les adolescents qui passent d’un poids normal à l’obésité présentent un risque coronarien plus élevé que ceux qui ont été constamment en surpoids, suggérant que les changements rapides de masse corporelle pendant la puberté ont un impact biologique important sur le système cardiovasculaire.
L’analyse confirme qu’un poids supérieur à la normale limité à l’enfance, sans persistance à l’adolescence ou à l’âge adulte, n’augmente pas le risque de maladie coronarienne. À l’inverse, le surpoids à la puberté constitue un facteur de risque majeur et indépendant.
« Cette étude n’explique pas pourquoi l’excès de poids survenant pendant la puberté semble être associé à un risque plus élevé, mais nous travaillons sur l’hypothèse que la puberté et les changements hormonaux, ainsi que les expériences sexuelles qui ont lieu à ce stade, influencent ce phénomène »,
Claes Ohlsson, professeur et médecin de premier recours
Ces résultats soulignent l’importance d’interventions nutritionnelles et comportementales précoces, menées avant la fin de la puberté, pour la prévention des maladies cardiaques au niveau de la population. L’étude démontre que la trajectoire pondérale de l’enfance au jeune adulte est un prédicteur essentiel de la santé cardiovasculaire future, et qu’une normalisation précoce du poids a le potentiel de réinitialiser complètement le risque coronarien accumulé.

Article rédigé avec l’aide de l’IA, vérifié et édité par l’équipe Guard Report, composée de spécialistes du domaine médical.
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