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Le rocher brille, mais le film est terne

by Camille Renault

Publié le 7 octobre 2025 à 10h33. Dwayne Johnson se métamorphose en Mark Kerr, combattant d’arts martiaux mixtes (MMA), dans La machine à briser, un biopic poignant qui explore la gloire, la dépendance et la quête de rédemption d’un athlète brisé.

  • Dwayne Johnson livre une performance remarquable dans le rôle de Mark Kerr, un combattant de MMA des années 1990.
  • Le film aborde les thèmes de la dépendance aux médicaments, de la lutte pour la sobriété et des relations tumultueuses.
  • Bien que l’interprétation de Johnson soit saluée, le film est critiqué pour son manque d’approfondissement des sujets abordés.

La machine à briser, réalisé par Benny Safdie, retrace la vie de Mark Kerr (Dwayne Johnson) entre 1997 et 2000, une période où les arts martiaux mixtes commençaient à gagner en popularité. Kerr était un combattant dominant, remportant victoire sur victoire, mais luttait secrètement contre une dépendance croissante aux antidouleurs.

Le film suit son parcours, de ses combats au Japon à sa descente aux enfers, culminant avec sa découverte inconsciente dans sa salle de bain par sa petite amie, Dawn Staples (Emily Blunt). L’histoire explore également sa relation avec son entraîneur, Bas Rutten (joué par Rutten lui-même), et son amitié avec Mark Coleman (Ryan Bader).

Si le film aborde plusieurs aspects fascinants de la vie de Kerr, il semble hésiter à les explorer en profondeur. Il jongle entre la dépendance et la sobriété de Kerr, sa relation compliquée avec Dawn et son amitié avec Coleman, mais sans jamais vraiment s’immerger pleinement dans l’un de ces thèmes.

C’est la performance de Dwayne Johnson qui sauve le film. Il apporte une vulnérabilité et une tendresse surprenantes à son rôle, rendant difficile d’imaginer cet homme infligeant des coups aussi violents. Il s’agit d’une véritable transformation pour l’acteur, qui semblait s’être enfermé dans des rôles plus légers et moins exigeants.

Emily Blunt offre une interprétation solide, bien que son personnage soit sous-développé. Elle parvient à éviter le mélodrame, mais manque de matière pour donner toute sa profondeur à Dawn Staples. Ryan Bader, dans le rôle de Mark Coleman, apporte une présence chaleureuse et sincère, et la relation entre Kerr et Coleman est l’un des aspects les plus touchants du film.

Malgré une durée de plus de deux heures, La machine à briser laisse un sentiment d’inachevé. On aurait souhaité une exploration plus approfondie des motivations de Kerr, de l’impact de sa dépendance sur ses relations et de la complexité de son amitié avec Coleman.

La scène finale, où le véritable Mark Kerr apparaît brièvement à la caméra, souligne le manque d’intimité avec le personnage principal. On reste avec l’impression de n’avoir entrevu qu’une facette de cet homme complexe.

Note : 2,5/5

Cette critique a été initialement publiée dans le Dominion Post le 4 octobre 2025.

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