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Le rôle du sommeil et du ronflement dans la stéatose hépatique

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 14:53:00. Ronfler pourrait être un indicateur de risque de stéatose hépatique, ou « foie gras », selon une nouvelle étude. Des chercheurs soulignent que ce facteur de risque est indépendant d’autres problèmes de santé métabolique et que le manque de sommeil aggrave la situation.

  • Le ronflement est associé à un risque accru de stéatose hépatique, même en l’absence d’autres facteurs de risque métaboliques.
  • Dormir moins de 7 heures par nuit augmente également le risque de développer cette maladie du foie.
  • L’étude a révélé des taux plus élevés de transaminases, de cholestérol, de triglycérides et de glucose chez les personnes qui ronflent.

La stéatose hépatique, caractérisée par une accumulation excessive de graisse dans le foie, peut entraîner une inflammation et des lésions hépatiques. Le sommeil, une nécessité physiologique fondamentale pour la santé, pourrait donc jouer un rôle dans le développement de cette affection. Il est déjà établi que les personnes dormant moins de 7 heures par jour sont plus susceptibles d’en souffrir.

Une étude publiée dans la revue PLOS One a cherché à établir un lien précis entre le ronflement et la stéatose hépatique. L’étude a porté sur 3 708 participants, dont 1 534 (41,4 %) atteints de la maladie. Les résultats ont montré que la majorité des personnes touchées étaient des hommes qui ronflaient fréquemment et qui dormaient moins longtemps.

Les participants qui ont déclaré ronfler présentaient des niveaux plus élevés de transaminases – des enzymes hépatiques indiquant des dommages au foie – ainsi que des taux de cholestérol, de triglycérides et de glucose plus importants que ceux des autres participants. L’étude a également confirmé que le risque de stéatose hépatique était statistiquement plus élevé chez les personnes qui ronflent, tant chez les femmes que chez les hommes.

L’impact du ronflement semble particulièrement marqué chez les personnes de moins de 40 ans et celles âgées de 40 à 60 ans. En résumé, les chercheurs ont démontré que le ronflement constitue un facteur de risque indépendant de développement de la stéatose hépatique, même en excluant d’autres facteurs de risque connus tels que l’obésité ou le diabète.

Bien que le ronflement ne soit qu’un indicateur prédictif modéré, il fournit des informations précieuses sur le risque potentiel de développer une stéatose hépatique. Le Dr Vicente Carreño et ses collègues de la Fondation Espagnole pour le Foie (FEHV) suggèrent que le ronflement pourrait être pris en compte lors des bilans de santé de routine afin de dépister une éventuelle stéatose hépatique. Ils envisagent également la possibilité d’une intervention des unités de sommeil dans la prise en charge de cette maladie à l’avenir.

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