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Le Royaume-Uni et la Colombie limitent le partage de renseignements avec les États-Unis

by Clara Dubois

Mis à jour le mercredi 12 novembre à 02h43. La Grande-Bretagne et la Colombie ont suspendu leur coopération en matière de renseignement avec les États-Unis après une série d’attaques américaines contre des navires dans les Caraïbes, alimentant les tensions régionales et suscitant des inquiétudes quant au respect des droits humains.

  • Le Royaume-Uni a cessé de partager des informations sur le trafic de drogue présumé dans la région.
  • La Colombie a également annoncé la fin de son partage de renseignements avec Washington.
  • Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans les Caraïbes, déployant notamment le porte-avions USS Gerald R. Ford.

Les autorités britanniques souhaitent éviter d’être complices des opérations américaines, craignant que les renseignements partagés ne servent à cibler des navires, une pratique de plus en plus controversée. Selon des sources citées par CNN, Londres s’inquiète de l’utilisation de ses informations pour sélectionner des cibles dans le cadre de ces opérations.

Les attaques américaines, qui ont fait 76 morts selon l’administration Trump, visent des navires soupçonnés de trafic de drogue. Contrairement aux pratiques antérieures où les garde-côtes américains arrêtaient les navires suspects et saisissaient les marchandises, les États-Unis ont eu recours à des frappes directes, une approche qui suscite de vives critiques.

La décision de la Colombie de suspendre le partage de renseignements a été annoncée par le président Gustavo Petro dans la nuit de mercredi.

« La lutte contre la drogue doit être subordonnée aux droits humains des peuples caribéens. »

Gustavo Petro, président colombien

Ces attaques interviennent dans un contexte de tensions croissantes avec le Venezuela, accusé par Washington de soutenir le narcotrafic. Le Venezuela a annoncé une mobilisation militaire à grande échelle en réponse à la présence accrue des forces américaines dans la région. Les États-Unis ont déployé le plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald R. Ford, qui avait visité la Norvège en septembre, ainsi que d’autres navires de guerre et des avions de combat.

Une attaque américaine récente dans les Caraïbes a déjà fait trois morts. L’ONU a exprimé de sérieuses préoccupations quant au respect des droits humains dans le cadre de ces opérations, suggérant que les frappes américaines pourraient constituer des exécutions extrajudiciaires.

Le Venezuela accuse les États-Unis de se préparer à une attaque et a dénoncé une « menace impérialiste ». La situation reste volatile et l’escalade militaire pourrait avoir des conséquences imprévisibles pour la stabilité régionale.

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