Face à une crise de personnel exacerbée par la fermeture du gouvernement américain, les autorités fédérales ont annoncé une réduction de 10 % du trafic aérien sur 40 des principaux marchés du pays, à compter de vendredi. Cette mesure vise à alléger la pression sur les contrôleurs aériens, dont la fatigue grandit alors que le blocage budgétaire se prolonge.
Bryan Bedford, administrateur de la Federal Aviation Administration (FAA), a expliqué lors d’une conférence de presse mercredi que cette diminution de capacité était « appropriée pour continuer à soulager nos contrôleurs ». Sean Duffy, secrétaire américain aux Transports, a souligné la nécessité de ces nouvelles mesures pour garantir la sécurité des vols, alors que la fermeture du gouvernement, qui en est à son 36e jour, met à rude épreuve le personnel de contrôle aérien.
La liste des 40 marchés concernés sera précisée jeudi, a indiqué M. Bedford, ajoutant que les restrictions affecteront non seulement le trafic aérien commercial, mais aussi d’autres activités, notamment les lancements spatiaux. Il a également précisé que les contrôleurs aériens, qui n’ont pas reçu de salaire depuis un mois, manifestent de plus en plus de signes de fatigue.
« Les premiers indicateurs nous montrent que nous pouvons agir dès aujourd’hui pour empêcher la situation de se dégrader », a déclaré M. Bedford. Les responsables de la FAA et du ministère des Transports ont prévu de consulter mercredi les dirigeants de l’industrie aérienne pour discuter des modalités de mise en œuvre de cette réduction des vols.
Les compagnies aériennes, les syndicats de l’aviation et l’ensemble de l’industrie du voyage ont appelé le Congrès à mettre fin à la fermeture du gouvernement. Selon le service de suivi FlightAware, plus de 10 000 vols à destination, au départ ou à l’intérieur des États-Unis ont subi des retards le week-end dernier, et environ 11 000 vols ont été retardés cette semaine.
Par ailleurs, le secrétaire Duffy a rappelé que les États-Unis avaient déjà des difficultés à recruter suffisamment de contrôleurs aériens avant même le début de la crise budgétaire, estimant que le pays avait besoin de 2 000 contrôleurs supplémentaires.
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