Home Nouvelles« Le Sindh pourrait retourner en Inde » : Rajnath dit que « les frontières peuvent changer » ; cite un lien civilisationnel | Nouvelles de l’Inde

« Le Sindh pourrait retourner en Inde » : Rajnath dit que « les frontières peuvent changer » ; cite un lien civilisationnel | Nouvelles de l’Inde

by Nicolas Lefèvre

Publié le 26 novembre 2023 à 16h32. Le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, a soulevé une question géopolitique sensible en suggérant que la province du Sindh, aujourd’hui pakistanaise, pourrait un jour revenir à l’Inde, invoquant des liens civilisationnels profonds et la possibilité d’une redéfinition des frontières.

  • Rajnath Singh estime que le Sindh, bien que faisant actuellement partie du Pakistan, reste intrinsèquement lié à l’Inde sur le plan civilisationnel.
  • Il a affirmé que les frontières géographiques ne sont pas immuables et pourraient évoluer avec le temps.
  • Le ministre a évoqué les difficultés rencontrées par les réfugiés sindhis en Inde et les efforts déployés pour leur accorder la citoyenneté.

Lors d’un événement public, le ministre Singh a déclaré :

« Aujourd’hui, le pays du Sind ne fait peut-être pas partie de l’Inde, mais du point de vue civilisationnel, le Sind fera toujours partie de l’Inde. Et en ce qui concerne la terre, les frontières peuvent changer. Qui sait, demain le Sindh pourrait retourner à nouveau en Inde. »

Rajnath Singh, ministre indien de la Défense

Ces propos interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre l’Inde et le Pakistan, notamment concernant la région du Cachemire.

Le ministre a rappelé que de nombreuses familles sindhis avaient émigré en Inde après la partition de 1947, et a cité l’ancien vice-Premier ministre indien, L.K. Advani, pour souligner que ces communautés n’avaient jamais pleinement accepté la séparation du Sindh de l’Inde. Selon Advani, les hindous sindhis considèrent le fleuve Indus comme sacré, un sentiment partagé par de nombreux musulmans de la région, qui le considèrent avec un respect comparable à l’eau de Zamzam, source sacrée de La Mecque.

« Pas seulement dans le Sind, mais dans toute l’Inde, les hindous considèrent le fleuve Indus comme sacré. De nombreux musulmans du Sind croyaient également que l’eau de l’Indus n’était pas moins sacrée que l’Aab-e-Zamzam de La Mecque. »

L.K. Advani, ancien vice-Premier ministre indien (cité par Rajnath Singh)

Rajnath Singh a également évoqué ses efforts, en 2019, pour faciliter l’obtention de la citoyenneté indienne pour les réfugiés sindhis vivant dans des conditions précaires à Delhi. Bien que le projet de loi ait été bloqué au Rajya Sabha en raison du manque de majorité parlementaire de l’alliance NDA à l’époque, il a précisé que le ministre de l’Intérieur, Amit Shah, avait repris le dossier dans le cadre d’une possible modification de la loi sur la citoyenneté.

Ces déclarations font suite à des propos similaires tenus en septembre par le ministre Singh lors d’une rencontre avec la communauté indienne au Maroc, où il avait exprimé sa conviction que le Cachemire occupé par le Pakistan (PoK) finirait par s’intégrer à l’Inde « sans mesures agressives ». Il avait alors fait état de manifestations et de revendications en faveur de l’intégration au PoK.

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