Une inquiétante tendance se dessine dans les universités américaines : de plus en plus d’étudiants expriment une préférence pour le socialisme, parfois même au détriment des principes du capitalisme et de la liberté économique. Cette fascination pour un modèle économique controversé, alors que l’histoire du XXe siècle témoigne de ses dérives, suscite l’interrogation et l’inquiétude de plusieurs experts.
Une enquête récente révèle qu’un nombre significatif d’étudiants penchent pour le socialisme, et près de la moitié d’entre eux expriment même une opinion favorable envers des régimes autoritaires comme Cuba, préférant ces derniers aux États-Unis.
L’économiste Thomas Sowell, figure emblématique du libéralisme économique, a lui-même connu une évolution intellectuelle significative. Initialement marxiste, il a radicalement changé d’avis au fil des années.
« J’ai toujours été empiriste, et c’est en observant les faits que j’ai réalisé la différence entre la rhétorique et la réalité », a-t-il déclaré en 2019. « Malheureusement, beaucoup de gens aujourd’hui, y compris dans les grandes universités, ne prêtent pas suffisamment d’attention aux preuves. »
Brian Brenberg, professeur d’économie et collaborateur de l’émission Big Money Show, confirme cette observation. Il souligne que l’université offre un environnement propice à la persistance d’idées contestables, car elles ne sont jamais confrontées aux réalités du monde extérieur.
« L’université est l’un des seuls endroits où les mauvaises idées peuvent perdurer parce qu’elles ne sont jamais testées par rapport à la réalité. Les professeurs étudient ces théories, sont séduits par les promesses du socialisme, mais n’ont jamais à les mettre en œuvre dans la vie réelle. Ils passent leur carrière à inculquer ces idées à des étudiants qui devront ensuite faire face aux défis du monde réel », explique-t-il.
Le XXe siècle, marqué par des succès économiques indéniables grâce au capitalisme de marché libre – qui a sorti plus d’un milliard de personnes de la pauvreté – a également été témoin des tragédies engendrées par les régimes se réclamant du socialisme. On estime que jusqu’à 270 millions de citoyens ont péri sous le joug de gouvernements socialistes, de gauche comme de droite.
Il y a six ans, l’analyste économique David Asman avait interrogé Thomas Sowell sur la possibilité que les États-Unis doivent subir les conséquences de politiques socialistes avant de les rejeter. La réponse de Sowell était sans appel :
« J’ai une grande crainte qu’à long terme nous n’y parvenions pas. »
Asman, qui analyse actuellement l’influence croissante du socialisme dans les écoles américaines dans une série d’articles, partage cette inquiétude. Il s’interroge sur les raisons pour lesquelles tant d’universitaires critiquent le capitalisme et se tournent vers le socialisme, même après les leçons amères du passé.
