L’utilisation de la chaux pour stabiliser les sols dans la construction d’infrastructures hydrauliques, comme les digues et les petits barrages, s’étend désormais au-delà de la simple gestion des sols humides. Un nouveau document de référence détaille les avantages techniques, économiques et environnementaux de cette technique, ainsi que les méthodologies à adopter pour garantir sa bonne application.
Ce guide, destiné aux maîtres d’ouvrage, aux bureaux d’études, aux entreprises et aux organismes de contrôle, explore l’intérêt du traitement des sols à la chaux dans le domaine des ouvrages hydrauliques de moins de quinze mètres de hauteur, ou pour la réparation d’ouvrages existants. Les performances obtenues en matière de résistance mécanique et de résistance à l’érosion interne et externe confirment l’efficacité de cette approche, à condition de respecter scrupuleusement les étapes de caractérisation des sols, d’études en laboratoire et de mise en œuvre.
Les études menées ont également démontré que la perméabilité des sols traités à la chaux peut être maintenue à un niveau similaire à celui des sols non traités, en optimisant la teneur en eau et la méthode de compactage – notamment en utilisant un compactage vibrant à pieds dameurs avec une teneur en eau élevée.
Le document est structuré en six parties principales. La première (Partie A) rappelle les propriétés de la chaux et son action sur les sols, tout en précisant les applications possibles du matériau sol-chaux en fonction de l’usage de l’ouvrage. La Partie B présente les propriétés mécaniques et hydrauliques du sol traité, en s’appuyant sur des résultats obtenus en laboratoire et sur le terrain, ainsi que sur la quantification de la résistance à l’érosion.
Les Parties C, D, E et F détaillent ensuite l’ensemble du processus, de l’ingénierie et de la réalisation d’un projet (Partie C) aux méthodologies de construction (Partie D), en passant par le contrôle de la construction (Partie E) et le suivi de l’ouvrage à long terme (Partie F). Elles abordent notamment les études préliminaires, la caractérisation des gisements, les éléments de conception, la rédaction des dossiers de consultation des entreprises (DCE), les essais préliminaires et l’exécution des travaux.
Il est important de noter que des études sont en cours pour évaluer l’application de cette technique aux ouvrages maritimes.