Édition française
En continu
---Advertisement---

Santé

Le vaccin contre le VPH fournit une «preuve claire» de l’immunité collective (étude)

Publié le 30 septembre 2024 15:10:00. Une étude américaine confirme l'efficacité durable du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) sur une période de 17 ans, avec des preuves significatives d'immunité collective, même chez les personnes non…

Le vaccin contre le VPH fournit une «preuve claire» de l’immunité collective (étude)

Publié le 30 septembre 2024 15:10:00. Une étude américaine confirme l’efficacité durable du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) sur une période de 17 ans, avec des preuves significatives d’immunité collective, même chez les personnes non vaccinées.

  • Le vaccin contre le VPH réduit considérablement les infections causées par les types de virus qu’il cible, avec des taux de diminution allant jusqu’à 98,4 %.
  • L’étude démontre une immunité collective, protégeant indirectement les personnes non vaccinées grâce à une couverture vaccinale suffisante.
  • Les résultats sont basés sur l’analyse de données provenant de plus de 2 300 adolescents et jeunes adultes aux États-Unis entre 2006 et 2023.

L’efficacité des vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) reste robuste 17 ans après leur introduction, selon une étude menée par l’Albert Einstein College of Medicine aux États-Unis et publiée dans la revue scientifique JAMA Pediatrics. Les chercheurs ont mis en évidence une « preuve claire de l’immunité collective », soulignant l’impact positif de la vaccination sur la santé publique.

Le VPH est l’infection sexuellement transmissible la plus courante dans le monde et constitue la principale cause du cancer du col de l’utérus, ainsi que d’autres cancers génitaux, de la tête et du cou. L’étude a évalué l’efficacité du vaccin dans des contextes réels, en incluant des jeunes femmes présentant un risque relativement élevé d’infection et divers niveaux d’immunisation.

L’équipe de recherche a analysé les données de six études réalisées aux États-Unis, portant sur 2 335 adolescents et jeunes adultes âgés de 13 à 26 ans, entre 2006 – juste avant la mise à disposition du premier vaccin – et 2023. Les participants ont souvent présenté des comportements sexuels à risque (79 % ayant eu deux partenaires sexuels masculins ou plus) et plus de la moitié (51 %) avaient déjà contracté une autre infection sexuellement transmissible.

Les taux de vaccination sont passés de 0 % à 82 % sur la période étudiée. Parallèlement, les taux d’infection par le VPH ont considérablement diminué chez les participants vaccinés. Plus précisément, les infections causées par les types de VPH couverts par le vaccin bivalent ont été réduites de 98,4 %, celles ciblées par le vaccin tétravalent de 94,2 % et celles couvertes par le vaccin nonavalent de 75,7 %.

« Ces résultats montrent que les vaccins contre le VPH sont extrêmement efficaces en dehors des études contrôlées et pourraient réduire considérablement le cancer du col de l’utérus et d’autres types de VPH, y compris le cancer génital, de la tête et du cou. »

Jessica Kahn, auteure principale de l’étude

Selon Aislinn DeSieghar, co-auteure de l’étude, cette diminution significative des infections est principalement attribuable à l’introduction du vaccin et non à des changements de comportement sexuel ou à d’autres facteurs.

L’étude a également révélé des preuves significatives d’immunité collective : les infections par les types de VPH couverts par le vaccin bivalent ont diminué de 71,6 % chez les personnes non vaccinées, et de 75,8 % dans le cas du vaccin tétravalent. Bien que les données concernant le vaccin nonavalent soient encore limitées, les résultats sont jugés « prometteurs » par l’Albert Einstein Medicine College.

« Le degré élevé d’immunité collective est probablement lié à des taux de vaccination élevés et à la vaccination des garçons et des filles. »

Jessica Kahn, auteure principale de l’étude

Ces découvertes renforcent l’importance de la vaccination contre le VPH comme mesure de prévention efficace contre le cancer et les infections sexuellement transmissibles.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.