Publié le 10 janvier 2024 13h35. Des discussions directes entre les États-Unis et le Venezuela se sont ouvertes ce vendredi, signalant une possible détente après des années de tensions, alors que l’opposition vénézuélienne continue de réclamer la reconnaissance de sa victoire électorale.
- Une délégation américaine est arrivée à Caracas pour évaluer une « reprise progressive » des relations diplomatiques.
- Le gouvernement vénézuélien a annoncé l’envoi d’une délégation similaire aux États-Unis.
- Des détenus politiques, dont des ressortissants espagnols et des figures de l’opposition, ont commencé à être libérés.
L’administration américaine a envoyé une équipe de diplomates à Caracas ce vendredi pour entamer des pourparlers visant à une normalisation progressive des relations avec le Venezuela. Cette initiative intervient dans un contexte de crise politique persistante et de détérioration économique dans le pays sud-américain. Le Département d’État a confirmé l’envoi de cette délégation, sans pour autant annoncer de changements majeurs dans la politique américaine à l’égard de Caracas.
En parallèle, le gouvernement intérimaire vénézuélien, dirigé par Delcy Rodriguez, a annoncé qu’il dépêcherait également une délégation aux États-Unis. Cette démarche mutuelle témoigne d’une volonté d’explorer des voies de dialogue après des années de rupture. Cependant, ces discussions ne semblent pas, pour l’instant, viser un changement de régime.
L’opposition vénézuélienne, représentée par Edmundo González Urrutia, exilé en Espagne, continue de contester la légitimité du gouvernement de Nicolás Maduro. González Urrutia réclame la « reconnaissance explicite » de sa victoire aux élections présidentielles de 2025, qu’il estime avoir été frauduleusement annulée par Maduro. Sa mentor, María Corina Machado, figure de proue de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix, sera reçue par Donald Trump la semaine prochaine. Initialement, le président américain avait retiré le Venezuela de son agenda, suite à l’aggravation de la crise économique sous Maduro.
Dans un geste perçu comme un signe d’ouverture, le gouvernement vénézuélien a entamé la libération de détenus pour des raisons politiques. L’opposition ne fait état que d’une douzaine de libérations à ce jour, parmi lesquelles figurent quatre citoyens espagnols, l’ancien candidat à la présidence Enrique Márquez et l’activiste Rocío San Miguel.