Une perturbation du vortex polaire en ce début de mois de novembre bouleverse les prévisions hivernales au Royaume-Uni et en Europe, affichant une précocité sans équivalent en 75 ans d’observations météorologiques.
Les vents puissants qui encerclent habituellement le pôle Nord dans la stratosphère, entre 15 et 50 kilomètres d’altitude, ont subi un affaiblissement et un déplacement notables au cours des derniers jours, selon les analyses diffusées par la BBC. Cette structure, connue sous le nom de vortex polaire, joue un rôle clé dans le maintien de l’air glacial au-dessus de l’Arctique. Selon Severe Weather Europe, les vents situés au-dessus de l’Arctique devaient inverser leur direction dès le vendredi 6 novembre. Des modèles de prévision montrent en outre que les températures dans la stratosphère pourraient grimper de plus de 27 °C au-dessus de la normale pour cette période de l’année. Cette modification pourrait évoluer vers un réchauffement stratosphérique soudain si les vents finissent par s’inverser. Ce phénomène serait le plus précoce jamais enregistré sur les 75 dernières années d’observations.
Le précédent record de 1969 et 2025 éclipsé par la chronologie de novembre
Jusqu’à présent, les événements majeurs de réchauffement stratosphérique soudain les plus précoces recensés dataient du 28 novembre, survenus respectivement en 1969 et en 2025. L’anomalie actuelle devance ces repères historiques de plus de trois semaines, plaçant les météorologues en territoire inconnu.
Le vortex polaire perturbe les conditions hivernales au Royaume-Uni
Les conséquences de ce bouleversement stratosphérique sur le temps sensible restent difficiles à anticiper. Normalement, un réchauffement stratosphérique soudain provoque une modification de la position du vortex, pouvant mener à une perturbation, voire une division de celui-ci au-dessus de l’Arctique.
La menace d’une sécheresse prolongée pèse sur les réservoirs britanniques
Les experts estiment que le risque majeur réside ailleurs alors que la perspective d’un épisode neigeux retient l’attention. Pour l’Angleterre et le pays de Galles, toujours confrontés à des conditions de sécheresse et à des niveaux de réservoirs extrêmement bas, le manque de précipitations demeure une préoccupation. Les prévisions à long terme du Met Office indiquent que le Royaume-Uni est plus susceptible de connaître un début d’hiver venteux, suivi d’une période plus froide vers la fin de l’hiver.

Les météorologues n’ont pas encore établi si ces conditions persisteront jusqu’au printemps.